‹ Extraits de l'esprit des lois et des œuvres diversesChapitre 95 sur 324 · Pour Montesquieu, comme · texte numérisé non relu

Pour Montesquieu, comme

rtour les théoriciens de 1789, la iherlé, l'égalité, le règne du peuple devraient être l'avènenimt du bonheur et le triomphe de la vertu. Mais ce qui, chez Montesquieu, n'était qu'une théorie en quelque sorte historique et rétrospective, devint chez les révolutionnaires un principe de constitution. On trouve chez Fustel deCou- If/iffcs f//t Ci/f' ftniiaue, livre III, c/j. xiii et xivj tous les textes an-

ciens dont

ici Montes-

s inspire quteu.

^. Lois somptuaires d'une part, pour restreindre les dépenses de chacun, jeux et spectacles d'autre part, offerts gratuitement au peuple par les magistrats. En réalité, il y eut à Home comme à Athènes des inégalités de fortune aussi grandes que dans n'importe quel Etat moderne. Ici Mt)ntesquieu se souvient de Théophraste, (]ui voyait dans ces largesses publiques le vrai emploi des richesses (Cicéron, de Officiis^ II, XVI, 56). Il s'écarte au contraire d'Aristote. qui blâme ces excès de dépenses (VllI, vu, 1:2): « Il vaut mieux ne pas accrorder aux riches, même quand ils le demand(>nt, de subvenir aux dép«»nses publiques considévahVes^wvav* sans utilité directe, \eUes v\ue Vosvv^vt^

lors, la magnificence et la profusion naissaient du fond de la frugalité même; et, comme la religion demande (|u'on ait les mains pures pour faire des offrandes aux dieux, les lois voulaient des mœurs frugales, pour que l'on pût donner à sa patrie.

Le bon sens et le bonheur des particuliers consiste beaucoup dans la médiocrité* de leurs talenis et de leurs fortunes. Une république où les lois auront formé beaucoup de gens médiocres, composée de gens sages, se gouvernera sagement; composée de gens heureux, elle sera très heureuse*. (Livre V, chap. m.)

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