Sens du latin mediocris, moyen ou modéré
3.' Ce qui n'est réalisable que dans les petites républiques, comme en Suisse, où il y a peu de commerce et où les anibitions sont bornées. Mais il ne faut pas perdre de vue que dans tout co passajje Montesquieu s'inspire d'Arislote {l*oUtiqini\ VI, ix) : « Si b» bonhrur consislo dans l'exercice facile et penuanont do la vertu, et que In vertu n'est qnnn milieu entre deux extrêmes..., les Etats bien administrés seul ceux où lu classe )uovenii(> <'>t plus nombreuse'. C'est 'un graïuV
bonheur que les citoyens aient une fortune médiocre, mais suffisant à tous les besoins. Partout où la fortune extrême est à côté de l'extrême indigence, ces deux excès amènent ou la démagogie absolue, ou l'oligarchie pure, ou la tyrannie, etc. »
3. Ce que les fondateursde la liberté de 1789 à 1793ont eu le plus à cœur a été l'instruction du peuple, et ils ne cesseront de ré- |»étcr ces paroles dans leui's rapports.
4. Voyez dans la Cité antiqiu\ in, xvui, los Vv^xV.v«s» TÇ'VxWKsV \ wx-
On peut définir celte vertu, l'amour des lois et' de la patrie. Cet amour, demandant une préférence continuelle de l'intérêt public au sien propre, donne toutes les vertus particulières : elles ne sont que cette préférence.
Cet amour est singulièrement affecté aux démocraties. Dans elles seules, le gouvernement est confié à chaque citoyen. Or le gouvernement est comme toutes les choses du monde : pour le conserver, il faut l'aimer*.
On n'a jamais ouï dire que les rois n'aimassent pas la monarchie, et que les despotes haïssent le despotisme.
Tout dépend donc d'établir dans la république cet amour; et c'est à l'inspirer que l'éducation doit être attentive*. Mais pour que les enfants puissent l'avoir, il y a un moyen sûr : c'est que les pères l'aient eux-mêmes.
On est ordinairement le maître de donner à ses enfants ses connaissances : on l'est encore plus de leur donner ses passions.
Si cela n'arrive pas, c'est que ce qui a été fait dans la maison paternelle est détruit par les impressions du dehors.
Ce n'est point le peuple naissant' qui dégénère; il ne se perd que lorsque les hommes faits sont di'jà corrompus.
(Livre IV, chap. v.)
(lôinocralique, que le citoyen s'habitue à sacrifier sa vie et ses senlimcnls aux besoins de l'Elal, et qu'il n'y a de liberté publique que s'il y a verfn part initié re, c*esl-àdin* renoncement. De I;\ ;\ conclure (comme l'a fait Fustel de Coulanges,]). 2(U)) que les républiques anciennes ont entièrement méroiinu la liberté individuelle, il n'y avait qu'une distance infiniment petite : Montesquieu n'a pas osé la franchir. ])arce qu'il ne les jujfe /Mjf, muia oxposv leurs ;»ririci|Mjs.
■f' « Lue éducation coalonne à
la constitution est celle qui enseigne à pouvoir vivre sous un gouvernement oligarchique ou sous un gouvernenu'nt démocratique. » (Aristote, Politiijue^ VllI, vu, 21.)
2. Inspiré de Platon, les Lois, 1 : o L'éducation proprement dite est celle qui a pour but de nous former à la vertu dt-s notre eulance, et «pii nous inspire le désir ardent d'être des citoyens acr«iuiplis, instruits à rummander et à obéir se\v>u \î\ jvx'sV.kv' . »