‹ Extraits de la Théodicée, avec introd.,notes, et éclairoissements sur l'histoire de l'optimismeChapitre 121 sur 205 · INSTANCES DE BAYLE · texte numérisé non relu

INSTANCES DE BAYLE

Il semble queM. Bayle n'approuve point que les désordres qui peuvent être dans les choses inanimées entrent en comparaison avec ceux qui troublent la paix et la félicité des créatures raisonnables, ni qu'on fonde en partie la permission du vice sur le soin d'éviter le dérangement des lois des mouvements. On en pourrait conclure selon lui (Réponse posthume à M. Jaquelot, p. 183) que « Dieu n'a créé « le monde que pour faire voir sa science infinie de l'ar- « chitecture et de la mécanique, sans que son attribut de « bon et d'ami de la vertu ait eu aucune part à la cons- « truction de ce grand ouvrage. Ce Dieu ne se piquerait « que de science ; il aimerait mieux laisser périr tout le « genre humain que de souffrir que quelques atomes allas- « sent plus vite ou plus lentement que les lois ne le de- « mandent. » M. Bayle n'aurait point fait cette opposition s'il avait été informé du système de l'harmonie générale que je conçois, et qui porte que le règne des causes efficientes et celui des causes finales sont parallèles entre eux ; que Dieu n'a pas moins la qualité du meilleur monarque que celle du plus grand architecte; que la matière est disposée en sorte que les lois du mouvement servent au meilleur gouvernement des esprits, et qu'il se

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