‹ Extraits de la Théodicée, avec introd.,notes, et éclairoissements sur l'histoire de l'optimismeChapitre 190 sur 205 · C'est-à-dire le progrès et le développement des êtres · texte numérisé non relu

C'est-à-dire le progrès et le développement des êtres

L*OtTlMlSMË DANS ARISTOTÉ 313

n*ont pas une opinion bien fondée, car la semence provient d'êtres parfaits qui lui sont antérieurs, et le principe n'est pas la semence, mais l'être parfait : c'est ainsi qu'on peut dire que l'homme est antérieur à la semence, non pas, sans doute, l'homme qui est né de la semence, mais celui dont elle provient.

Il est évident, d'après ce que nous venons de dire, qu'il y a une essence éternelle, immobile et distincte des objets sensibles (l). Il est démontré aussi que cette essence ne peut avoir aucune étendue, qu'elle est sans parties et indivisible. Elle meut, en ellet, durant un temps infini. Or, rien de fini ne saurait avoir une puissance infinie. Toute étendue est ou infinie ou finie : par conséquent, cette essence ne peut avoir une étendue finie ; et d'ailleurs, elle n'a pas une étendue infinie, parce qu'il n'y a absolument pas d'étendue infinie. Ajoutez enfin qu'elle n'admet ni modification, ni altération, car tous les mouvements sont postérieurs au mouvement dans l'espace (2).

Tels sont les caractères manifestes de l'essence dont il s'agit. »

ArISTOTE, ibid.

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