A deux côtés
2. Nous ne pouvons en eiïei sentir (passivement) l'indépendance de noire action; mais nous pouvons avoir la conscience active de celte action même : nous pouvons agir et savoir que nous agissons, ce qui est encore agir. Leibniz n'a donc pas réfuté Descartes, dont l'expression seule est fautive.
ESSAIS DE TfiÉODICÉE. Ôî
autre cause, ne s'apercevant pas des mouvements insensibles de la matière magnétique (1). Cependant nous verrons plus bas en quel sens il est très- vrai que Tâme humaine est tout à fait son propre principe naturel (2) par rapport à ses actions, dépendante d'elle-même et indépendante de toutes les autres créatures.
Pour ce qui est de la volition môme, c'est quelque chose d'impropre de dire qu'elle est un objet de la volonté libre. Nous voulons agir, à parler juste, et nous ne voulons point vouloir (3); autrement nous pourrions encore dire que nous voulons avoir la volonté de vouloir, et cela irait à Tinfini. Nous ne suivons pas aussi toujours le dernier jugement de l'entendement pratique, en nous déterminant à vouloir, mais nous suivons toujours, en voulant, le résultat de toutes les inclinations qui viennent tant du côté des raisons que des passions, ce qui se fait souvent sans un jugement exprès de Tentendement.
Tout est donc certain et déterminé par avance dans rhomme, comme partout ailleurs, et l'âme humaine est une espèce d'automate spirituel (i), quoique les actions contingentes en général, et les actions libres en particulier, ne soient point nécessaires pour cela d'une nécessité absolue, laquelle serait véritablement incompatible avec la contingence (5^ Ainsi, ni la futurition (6) en elle-même, toute