‹ Extraits de MontaigneChapitre 176 sur 353 · lis mains, c.-i-d. dans les Voir page 98, note i · texte numérisé non relu

lis mains, c.-i-d. dans les Voir page 98, note i

j. Gentil signifie noble, comme dans gentil-homme.

4. Ce ifuil est possible, c.-à-d. aut.int qu'il est possible.

. . Si V a ■'/ bii-n à dire, c.-à-d. et liant on peut dire. — Pour si, voir page 44, note 5. — Pour l'origine et la suppression du t euphonique, voir page 76, note 7.

6. La Boétie dut revoir son œuvre; car il n'avjit pu. .1 la date

que Montaigne indique pour la composition, connaître certains poètes dont il parle.

7. UêJit de janvier, édit de tolérance qui accordait aux protestants le libre exercice de leur religion, fut donné en 1562, Charles IX étant encore mineur, par Catherine de Médicis, sa mère. — Les Mémoires de La Boétie avaient été écrits contre cet édit, que le Parlement refusa d'abord par cette formule : Sec possumus, nec debemus.

Ces mémoires sont perdus.

8. Montaigne publia, en 1571 et 1572, des traductions de Plutarque et de Xénophon, faites par La Boétie, et les Poanata (poésies latines et françaises) avec dédicace au chancelier de L'Hospital. L'ensemble dîs œuvres conservées de La Boétie a été publié de nouveau, en 1846, par Feugére.

l82 ESSAIS DE MONTAIGNE

cette pièce, d'autant qu'elle a servy de moyen à nostre première accointance. Car elle me fut montrée avant que je l'eusse veu, et me donna la première connoissance de son nom, acheminant ainsi cette amitié que nous avons nourrie, tant que Dieu a voulu, entre nous, si entière et si parfaite, que certainement il ne s'en lit guiere de pareilles, et entre nos hommes ' il ne s'en voit aucune trace en usage. Il faut que tant de choses se rencontrent pour la bastir, que c'est beaucoup si la fortune y arrive une fois en trois siècles.

Il n'est rien à quoy il semble que nature nous aye plus acheminé qu'à la société ^ : or le dernier point de sa perfection c'est cetuy-cy. Car des enfans aux pères, c'est plustost respect qu'amitié : l'amitié se nourrit de communication, qui ne peut se trouver entre eux pour la trop grande disparité, et ofFenceroit à l'adventure les devoirs de nature, car ny toutes les secrettes pensées des pères ne se peuvent communiquer aux enfans pour n'y engendrer une messeante privauté, ny les advertissemens et corrections, qui 5 est un des premiers offices d'amitié, ne se pourroyent exercer des enfans aux percs. Il s'est trouvé des nations où par usage les enfans tuoyent leurs pères, et d'autres où les pères tuoyent leurs enfans, pour éviter l'empeschement qu'ils se peuvent quelquefois entreporter, et naturellement l'un dépend de la ruine de l'autre. L'amitié n'en vient jamais là. Il s'est trouvé jusques à des philosophes desdaignaiis cette cousture naturelle, tesmoing celuy 4 qui, quand

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