Dans l'édition de
« il est salubre en l'usage des
amitiez ordinaires et coustumieres; .1 l'endroit desquelles il faut employer le mot qu 'Aristote avoit tresfamilicr : « O mes amys 1 il n'y a nul amy. » En ce noble commerce... »
}. Pemcmciit. — Voir p.ige 74, note 2. Régnier et même La Fontaine emploient encore ce mot, qu'on doit regretter. Il est dans 1 épitaphe de Régnier :
i'ni vécu sain nul pensriiiftil.
Ai: l.ii<i'i.iiit aller doucement A \.\ bonne loi naturelle...
our hiMiorcr le mariage de quelque inia>;inaire rcsem- ■>lance de cette divine liaison, détendent les donations entre le mary et la femme, voulant inférer par là que tout doit estre à chacun d'eux, et qu'ils n'ont rien à diviser et partir • ensemble.
Si en l'amitié, dequov je parle, l'un pouvoit donner à l'autre, ce seroit celuy qui recevroit le bien-fait, qui obligeroit son compagnon : car, cherchant l'un et l'autre, plus que tout autre autre chose, de s'entre-bienfaire, celui qui en preste la matière et l'occasion est celuy-là qui taict l'honneste et le courtois, donnant ce contentement à son amy d'effectuer en son endroit ce qu'il désire le plus ^. Et pour monstrer comment cela se practique par effect, j'en reciteray ' un ancien exemple, qui y est singulièrement propre. Eudamidas corinthien avoit deux amis, Charixenus scyionien et Aretheus corinthien. \"enant à mourir estant pauvre, et ses deux amis riches, il fit ainsi son testament : « Je lègue à Aretheus de nourrir ma mère et l'entretenir en sa vieillesse ; à Charixenus, de marier ma fille et luy donner le douaire le plus grand qu'il pourra. Et au cas que l'un d'eux vienne à lïefaillir, je substitue en sa part 4 celuy qui survivra. » Ceux qui premiers virent ce testament s'en moquèrent; mais ses héritiers, en ayant esté advertis, l'acceptèrent avec un singulier contentement. Et l'un d'entr'eux, Charixenus, estant trespassé cinq jours après, la substitution estant ouverte en faveur d'Aretheus, il nourrit curieusement > cette mère, et de cinq