Je me suis dédit. — C.-à-d
j'ai renonce à. — Nous avons vu, au commencement du chapitre, que Montaigne était amené à nous parler de La Boétie et de son amitié pour lui, parec qu'il avait songé à « emprunter « et à donner dans les F.ssais le discours « rebaptisé Le Contre un ».
que ce suhjcct fut iraictc par luy en son enfiince, par manière d'exercitation seulement ', comme subjet vulgaire et tracassé - en mille endroits des livres. Je ne fay nul doubte qu'il ne creùt ce qu'il escrivoit, car il estoit assez consciencieux pour ne mentir pas mesmes en se jouant ; et sçay d'avantage > que, s'il eût eu à choisir, il eût mieux aimé estre nay à \''enise qu'à Sarlac 4, et avoit raison. Mais il avoit un'autre maxmie souverainement empreinte en son ame, d'obeyr et de se soubmettre trés-religieusenient aux lois sous lesquelles il estoit nay. 11 ne fut jamais un meilleur citoyen, ny plus affectionné au repos de sa patrie, ny plus ennemy des remuements et nouvelletez > de son temps ; il eût bien plustost employé sa suffisance à les esteindre que à leur fournir dequoy les émouvoir d'avantage : il avoit son esprit moule au patron d'autres siècles que ceux-cy ^. Or, en eschange de ccst ouvrage sérieux, j en substituerav un autre, produit en ceste mesme saison de son aagc, plus gaillard et plus enjoué. Ce sont 29 sonnets 7