Par une salle et une cuisitie
1^1 nouvelle religion A tant fait que les chambrières, Lx-s savetiers et les tripières En disputent publiquement.
(Ki'iiii Pf.i.mau, /■< Reconnue, acte V, se. II.)
créance. Ce n'est pas en passant, et tumultuaircnient, qu'il laut manier un estude si serieuz et vénérable. Ce doibt estre une action destinée ' et rassise, à laquelle on doibt tousjours adjouster cette préface de nostre office, Sursum corda, et y apporter le corps mesmo disposé en contenance, qui tesmoigne une particulière attention et révérence.
Et croi d'avantage, que la liberté à chacun de le traduire ^, et dissiper une parole si religieuse et importante à tant de sortes d'idiomes, a beaucoup plus de danger que d'utilité. Les Juifs, les Mahometants, et quasi tous autres, ont espousé et révèrent le langage auquel originellement leurs mystères avoyent esté conceuz ; et en est défendue l'altération et changement, non sans apparance î. Sçavons nous bien qu'en Basque et en Brelaigne, il v avt des juges assez pour establir cette traduction faicte en leur langue ? L'Eglise universelle n'a point de jugement plus ardu à faire, et plus solenne 4. En preschant et parlant, l'interprétation est vague, libre, muable, et d une parcelle > ; ainsi ce n'est pas de mesme.
J'av veu aussi, de mon temps, faire plainte d'aucuns escris, de ce qu'ils sont purement humains et philosophiques, sans meslange de théologie. Qui diroit au contraire, ce ne seroit pourtant sans quelque raison : que la doctrine divine tient mieux son rang à part, comme royne et dominatrice ; qu'elle doibt estre principale par tout, poinct sutTragante et subsidiaire ; que les exemples à la grammaire, rhétorique, logique, se