‹ Extraits de MontaigneChapitre 212 sur 353 · Sénèque, l:pist., XX · texte numérisé non relu

Sénèque, l:pist., XX

7. Dans le Diuviirs funèbre, attribué à Démosthéne, sur les guerriers morts à Chéronée.

8. C.-à-d. par raisonnement , avec réflexion. — Voir page 69, note 6, et page 82, note 5.

ESSAIS DK MONTAIGN'E

Qtiod pt-tiil spjrnit, repetit qtiod uupcr oviisit ; .Tisltiat, et vilw iHuonvenit ord'me toto ».

Nostrc favon ordinaire, c'est d'aller après les inclinations de nostre apetit, à gauche, à dextre -, contremont 5, contre-bas, selon que le vent des occasions nous emporte : nous ne pensons ce que nous voulons qu'à l'instant que nous le voulons, et changeons comme cet animal qui prend la couleur du lieu où on le couche •♦. Ce que nous avons à cctt'heure proposé, nous le changeons tantost, et tantost encore retournons sur nos pas ; ce n'est que branle et inconstance,

Ditcimur, ut uervis alunis mobile lignuin s.

Nous n'allons pas, on nous emporte, comme les choses qui flottent, ores ^ doucement, ores avecques violence, selon que l'eau est ireuse ' ou bonasse ^.

Nonne videuius Qtiid sibi qitisquc relit ncscire, et qiunere seiiiper, Commntarc locuni, quasi anus depouere possit ' ?

1. « Il quitte ce qu'il voulait avoir ; il retourne à ce qu'il a quitté ; toujours flottant, il se contredit sans cesse lui-nicme. » (Horace, Epist., 1,1, 98.)

2. A dextre {dexter) signifie à droite. Encore employé comme terme de blason.

\. Contre-mont. — C.-à-d. en Ihint. contra montent. — Cf. amont {ad montem).

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