‹ Extraits de MontaigneChapitre 228 sur 353 · Lui seul ip;nore tout · texte numérisé non relu

Lui seul ip;nore tout

(Térence, Adelphes, .icte IV, se. ii.)

3. C.-.i-d. :j>lui de qualités. Partie a cetti- sif^nificiiion de Ixviiie tjiinlitè. « L.1 princip.ilc partie de l'oiatcur, c'est la probité... » (La Bruyère, XIV.)

4. Il faut entendre : les femmes ont toujours un penchant à. — Proclive, de procliris : porté à, enclin à.

5 . Le maréchal lilaise de Montlue, l'auteur des Mémoires, célèbre par I.i u'iierrc impitoyable qu'il Ht aux calvinistes.

6. Montluc parle de ce tils, Pierre Bertrand, en le dé.-.if;n.int sous le nom de capitaine de Montluc : « Ne pouvant non plus vivre en repos que son père, se voyant inutile en France pour n'cstre courtisan, et ne sçachant nulle guerre où s'employer, il desseigna une entreprise sur mer, pour tirer en Afrique et conquérir quelque chose... 11 perdit la vie, ayant este emporté d une mousquetat'o en l'isle de Madères, où il fit de-e:nte pour faire aiguade... Bref, je l'ai perdu en la fleur de son âge, et

brave gentilhomme à la vérité et de grande espérance, me faisoit tort valoir, entre ses autres regrets^ 4e desplaisir et creve-cœur qu'il scntoit de ne s'estre jamais communiqué à luy ; et, sur cette humeur d'une gravité et grimace ' paternelle, avoir perdu la commodité de gouster et bien connoistre son fils, et aussy de luy déclarer l'extrême amitié qu'il luy portoit et le digne jugement qu'il t'aisoit de sa vertu. « Et ce pauvre garçon, disoit-il, n'a rien veu de moy qu'une contenance retroignée et pleine de mcspris, et a emporté cette créance que je n'av sceu ny l'aimer ny l'estimer selon son mérite. A qui gardoy-je à découvrir cette singulière attcction que je luy po'rtoy dans mon ame ? estoit ce pas luy qui en devoit avoir tout le plaisir et toute l'obligation * ? Je me suis contraint et geiné pour maintenir ce vain masque ; et y av perdu le plaisir de sa conversation, et sa volonté > quant et quant, qu'il ne me peut avoir portée autre que bien froide, n'ayant jamais receu de moy que rudesse ny senti qu'une façon tyrannique •♦. » Je trouve que cette plainte estoit bien prise et raisonnable : car, comme je sçav par une trop certaine expérience, il n'est aucune si douce consolation en la perte de nos amis, que celle que nous aporte la science de n'avoir rien oublié à leur dire et d'avoir eu avec eux une parfaite et entière communication 5.

lorsque je pensois qu'il .si;roit et mon baston de vieillesse, et le soutien de son pays. » {Mémoires, livre V.)

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