Le mettre du tout ru chemise
— C.-à-d. : le dtj'ouilli-r cotuplrleuieut dt et qui tie lui appartient pas.
gaire, simples et ignorans, pour nous instruire de ses admirables secrets ' : nostre foy ce n'est pas nostre acquest, c'est un pur présent de la libéralité d'autruy. Ce n'est par discours ^ ou par nostre entendement que nous avons receu nostre religion, c'est par authorité et par commandement estranger. La foiblesse de nostre jugement nous y avde plus que la force, et nostre aveuglement plus que nostre cler-voyance. C'est par l'entremise de nostre ignorance plus que de nostre science que nous sommes sçavans de divin sçavoir3. Ce n'est pas merveille si nos moyens naturels et terrestres ne peuvent concevoir cette connoissance supernaturelle et céleste : apportons y seulement du nostre l'obéissance et la subjection 4 : car, comme il est escrit : « Je destruiray la sapience des sages, et abbatray la prudence des prudens. Où est le sage? où est l'escrivain? où est le disputateur de ce siècle ? Dieu n'a-il pas abesty la sapience de ce monde? car, puis que le monde n'a poinct cogneu Dieu par sapience, il luy a pieu, par la vanité de la prédication, sauver les croyans >. »
Si me faut-il voir en fin s'il est en la puissance de l'homme de trouver ce qu'il cherche, et si cette queste^
r. Il s'agit des Apôtres, qui étaient, en effet, bien incapables d'accomplir par eux-mêmes, sans secours surnaturel, la conversion du monde.