‹ Extraits de MontaigneChapitre 275 sur 353 · C.-à-d. : ce n'est pas que je sois fort entendu · texte numérisé non relu

C.-à-d. : ce n'est pas que je sois fort entendu

}. On peut dire encore : « Cette expression n'est pas assez signifianle » (Littrc), dans le sens de de expressive, énergique.

4. Voir le chapitre de r/«f/i7i//ii>« des enfants, livre I, chapitre XXVI (XXV), sur la manière dont Montaigne apprit et désapprit le latin.

moyenne : ce défaut n'a pas seulement de la laideur, mais encore de l'incommodité, à ceux mesmemcni qui ont des commandements et des charges : car l'authorité que donne une belle présence ■ et majesté corporelle en est à dire

J'ay au demeurant la taille forte et ramassée, le visage nop pas gras, mais plein, la complexion entre le jovial ei le melancholique, moiennement sanguine et chaude,

Unde i-igi-nt selis mihi criira, et pectora villis %

la santé forte et allègre, jusques bien avant en mon aage, rarement troublée par les maladies. J'estois tel, car je ne me considère pas à cette heure que je suis engagé dans les avenues de la vieillesse, ayant pieça î francny les quarante ans :

Minutatiin vires et robur adultuni Fraagit, et in partein pejorem Uquitur celas *.

Ce que je seray doresenavant 5, ce ne sera plus qu'un demy estre ; ce ne sera plus moy, je m'eschape tous les jours et me desrobe à moymesme ^ :

Singula de nobis amii pradantur eiintes 7.

D'adresse et de disposition, je n'en ay point eu ; et si suis fils d'un père le plus dispost qai se vid de son temps, et d'une allégresse qui luy dura jusque^ à son extrême vieillesse. Il ne trouva guère homme de sa condition qui s'egalast à luy en tout exercice de corps :

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