La pertinence, c'est la convc
nanu des propos avec leur objet. Voir page 134, note 2.
5. Le commerce avec les hommes par une convers.iiion libre et familière, l'autre avec les femmes.
(Note de Costc.)
6. Fortuite fut d'abord la forme des deux genres. Voir page 56, note a.
au bcsoing de ma vie. Celuy des livres, qui est le rroisicsme, est bien plus seur et plus à nous. Il cède aux premiers les autres avantages, mais il a pour sa part la constance et facilité de son service. Cettuy-cy costoie tout mon cours ' et m'assiste par tout; il me console en la vieillesse et en la solitude; il me descharge du pois dhjne oisiveté ennuyeuse et me dcffaict à toute heure des compaignies qui me faschent; il emousse les pointures 2 de la douleur, si elle n'est du tout extrême et maistresse. Pour me distraire d'une imagination importune, il n'est que de recourir aux livres, ils me destournent facilement à eux et me la desrobent : et si ne se mutinent point pour voir que je ne les recherche qu'au defFaut de ces autres commoditez, plus réelles, vives et naturelles ; ils me reçoivent tousjours de mesme visage.
11 a beau aller à pied, dit-on, qui meine son cheval par la bride 3 ; et nostre Jacques, roy de Naples et de Sicile, qui, beau, jeune et sain, se faisoit porter par pays en civière, couché sur un meschant oriller de plume, vestu d'une robe de drap gris et un bonnet de mesme, suyvy ce pendant d'une grande pompe royalle, lictieres, chevaux à main de toutes sortes, gentilshommes et officiers, representoit une austérité tendre encores et chancellante : le malade n'est pas à plaindre qui a la guarison en sa manche. En l'expérience et usage de cette sentence, qui est trés-veritable, consiste tout le fruict que je tire des livres. Je ne m'en sers, en eficct, quasi non plus que ceux qui ne les cognoissent poinct. J'en jouys comme les avaritieux des trésors, pour sçavoir que j'en jouyray quand il me plaira : mon ame se rassasie et contente de ce droict de possession. Je ne voyage sans livres, nv en paix, ny en guerre.