Nous ajouterions l'explétif rf
8. Prcuïvir. — Pourvoir ; de providere (voir page 58, note 2).
9. De meliorcm. Le comparatii n'a, pour le masculin et le féminin.
d'un homme d'entendement, ce que je trouve entièrement impossible, nous vend trop cher ses denrées '. Si c'estoit enneiny qui se peut éviter, je conseillerois d'emprunter les armes de la couardise; mais, puis qu'il ne se peut, puis qu'il vous attrape fuyant et poltron aussi bien qu'honeste homme,
Nciiipe et ftigacem persequitur viniin, Ni'C pareil imbelUs jiivcnLv PopUtihus twiidoqiw tergo *,
et que nulle trampe de cuirasse vous couvre 3,
lUc licet ftrro caiitiis se condat [<•/] are.
Mors lavien iuchisum protrahel iiide coput*;
aprenons à le soutenir 4e pied ferme et à le combattre; et, pour commencer à luy oster son plus grand advantage contre nous, prenons voye toute contraire à la commune. Ostons luy l'estrangeté, pratiquons le, accoustumons le 5 ; n'ayons rien si souvent en la teste que la mort, à tous instans représentons la à nostre imagination et en tous visages : au broncher^ d'un cheval, à la chcute d'une tuille,à la moindre piqueured'espleingue, remâchons" soudain, et bien •* quand ce seroit la mort
qu'une seule forme, meillor, mcilloiir. meilleur, jusqu'au xV siècle.
Cl Millptir fin avoir ne poroie. »
(Froissant, Espin. amour.)
1. C.-à-d. noui payons trop cher les avantages que cette nonchalance peut nous offrir.
2. « La mort s'attache aux pas même du lâche qui la fuit; elle frappe sans pitié le jarret, le dos timide d'une jeunesse pusillanime. ') (Horace, III, ii, 14. — Traduction l'atin.)
3. La suppression du tie avec nul est rare dans le vieux français.
4. «' Couvrez-vous de fer et d'airain, la mort vous frappera encore sous votre armure. » (Prop.rcc, III, 18, 25.)