‹ Extraits de ses œuvresChapitre 48 sur 60 · Mathieu de Montmorency. V. plus haut, p. 33G, n · texte numérisé non relu

Mathieu de Montmorency. V. plus haut, p. 33G, n

moi dans la dernière peine que je viens d'éprouver'. Donnezmoi une nouvelle raison de les ménager; faites que je vous sois utile ou ag^réable en quelque manière. Vous a-t-on écrit que j'avais été exilée à quarante lieues de Paris? — J'ai pris ce moment pour faire le tour de rAlleniagne ; mais, au printemps, je serai revenue à Paris même, si mon exil est fini, ou auprès de Paris, ou à Genève. Faites que, de quelque manière, nous nous réunissions. Est-ce que vous ne sentez pas que mon esprit et mon âme entendent la vôtre, et ne sentez-vous pas en quoi nous nous ressemblons à travers les différences? M. de Humboldt m'avait écrit, il y quelques jours, une lettre oii il me parlait de votre ouvrage- avec une admiration qui doit vous lîatter dans un homme de son mérite et de son opinion. Mais que vais-je vous parler de vos succès, dans un tel moment? Cependant, elle les aimait, ces succès, elle y attachait sa gloire. Continuez de rendre illustre celui qu'elle a tant aimé. Adieu, mon cher Francis. Je vous écrirai de Weimar, en Saxe. Que dans votre récit il y a des mots déchirants ! Et cette résolution de garder la pauvre Saint-Germain ' ! Vous l'amènerez une fois dans ma maison.

Adieu tendrement; douloureusement adieu.

A lU* OonTcrneur-lIorris ^.

Coppet, 16 août 1S04.

Ilélas ! my dcar S/r, ce n'est plus à lui, ce n'est plus ii mon céleste ami^ que votre lettre est parvenue. Il m"a fallu lire les

1. Elle veut parler du premier exil dont elle vient d"clre frappée.

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