Le cardinal Gonsalvi. V. la lettre précédente
i. Elle dit mon exil de Pise, à cause du complet défaut de distractions de sociéié qu'elle trouvait dans ce séjour, d'ailleurs attristé pour elle par le motif qui l'y retenait.
une chose négative, il ne s'y fait aucun mal quelconque; mais où est rémulation? Où est le mobile de la distinction dans les hommes? Je conviens avec vous que c'est un grand bonheur pour l'Europe que l'affranchissement de Bonaparte, et qu'un peu de bêtise dont on est assez généralement menacé* vaut mieux que la tyrannie; mais la France, la France! Dans quel état elle est! et quelle bizarre idée de lui donner un gouvernement qui a de nombreux ennemis, en ôtant à ce pauvre bon roi qu'on lui fait prendre tous les moyens de se faire aimer! Car les contributions et les troupes étrangères se confondent avec les Bourbons, quoiqu'ils en soient, à beaucoup d'égards, très affligés. J'ai dit, quand à Paris la nouvelle de cet affreux débarquement de Bonaparte m'est arrivée : « S'il triomphe, c'en est fait de toute liberté en France; s'il est battu, c'en est fait de toute indépendance. » N'avais-je pas raison? Et ce débarquement, à qui s'en prendre, si ce n'est à ceux qui l'ont mis à l'île d'Elbe? Nous n'avons cessé de nous en plaindre à Paris tout l'hiver. Se pouvait-il que l'armée tirât sur un général qui l'avait menée vingt années à la victoire? Pourquoi l'exposer à celte situation? Et pourquoi punir si sévèrement la France des fautes qu'on lui a fait commettre? J'aurais plutôt conçu le ressentiment en 1814 qu'en 181o ; mais alors on craignait encore le colosse abattu, et après Waterloo, c'en était fait. Voilà ma pensée tout entière dite à vous; ai-je raison? C'est à votre noble impartialité que j'en appelle. — J'aurais beaucoup de plaisir à revoir M. et ^1""° de Lucchesini; mais rien n'égale celui que je sentirai auprès de vous. Mille respects.
1. Ce règne prochain de bêtise, en Europe, lui pviraissail devoir cire une des conséquences du rétablissement des anciens régimes après la chute de l'Empire.
TABLE DES MATIÈRES
Introduction v
iSOTlCE BIOGRAPHIQUE ET LITTÉRAIRE XXV
De la momie fondée sur Tintérêt personnel 3
De la conscience du bien et du mal 7
De l'idée de Dieu 11
De la morale fondée sur l'intérêt national 13
De la bonté IG
De l'appui que le culte extérieur prête à la morale 19
Dn suicide 22
Deux manières de consoler 28
De l'enthousiasme 82
Influence de l'enthousiasme sur le bonheur 3o
Du bonheur dans le mariage o 40
De l'amour de la gloire , 43
De la vanité , 4G
Même sujet. Deux figures , . 4S
De l'esprit moqueur , , , . 49
Un homme content de lui ol
Un type de courtisan o2
Un homme sensible et froid o4
Portrait de .M^ic d'A*" o5
Confidences d'une solitaire 'M
Mni« de C*** à .M"'e d'A*". Sur la vie de devoir et de famille... 00
Récit d'un religieux G'i
Une confidence de miss Edgermond (Corinne) G7
De l'esprit de conversation GS
' De l'importance de la littérature dans ses rap{)orls avec la
vertu 74 /
368 TABLE DES MATIÈRES
Des bonheurs qu'on doit à l'étude 80
Quelques pensées morales 84
Des romnns 93
De l'allégorie 97
•De l'éloquence de la prose 101
De l'avenir des lettres en France 103
, 4)u bon goût 109
Le goût et le génie. De certaines répugnances invincibles
du goût 111
De la règle des Unités 113
De la poésie primitive en Grèce H7
De la poésie italienne , 122
Shakspeare 126
Klopstock 134
Gœlhe. 138
Schiller 142
La Cloche, de Schiller 145
Alfieri 1 46
Ce que les mères doivent à Rousseau 149
De la justice que Rousseau rend aux femmes loO
Sur une lettre de la Xouvelle Hélo'isc 152
Le prince de Ligne 153
Du préjugé contre la femme lettrée et contre la femme auteur. 155 Destinées nouvelles ouvertes aux hommes de lettres dans les
États libres 158
De la pensée, protectrice de la liberté 162
■ De l'étude des langues, base de rinstmctiou 166
Des sujets qui conviennent à la peinture 169
RECITS ; SOUVENIRS DE VOYAGES
Lord N'elvil à Ancùne 179
Corinne 184
Corinne dans une petite ville d'Angleterre 186
Le mal du pays 197
Les salons de Paris. Impressions de lord .N*** 199
Retour de Lord N"* d Italie en Angleterre 201
Le plus beau jour de M. Necker 202
Une visite domiciliaire 206
Un proscrit 208
Douleur filiale 210
TAnLE DKS MATIÈUKS. 309
Les Trappistes du Cauloii de Fi"ib.)ur:: 2\'.i
La tète d'Jnterlakeii :>16
De rAlleiuague du Nord 219
Wcimar 222
La uuisique en AlIeuiaLnie 22*)
Fra^^meut d'une improvisation sur l'Italie 22G
Venise 228
Au Vatican. Musée des antiques 232
Le cnrnaval à Home 234
La course des chevaux à Home 236
Un concert 238
A Terracine 2 iO
Les rues de Naples 2 i3
Pompéia 2io
Les prédicateurs it;dieiis 2i6
Au couvent des Chartreux, à Rome 2 48
A Saint-Pétersbourg, chez un grand seigneur russe 219
Thomas Morus 2oo
Lady Russel 2oG
Frédéric II 2o7
La Fayette 2G3
De l'opinion publique en France à lavènemeut de Louis XVI. 20.")
Ouverture des États généraux 208
Souvenirs des 5 et 6 octobre 272
Ce que c'était que la société de Paris pendant IWssoniblée constituante 275
Fin d'un écrit pour la reine 278
D'une crainte mal entendue dans les républiques 281
■ De la politesse des mœurs dans une république 2Si
De la littérature républicaine 290
Ronaparte en 1797 295
De la constitution consulaire de Tan VI II 300
Commencements de l'Empire 303
De la conduite de Napoléon envers le continent européen 306
Le czar Alexandre I^r 309
De la déclaration royale du 4 juin 1815 312
De l'esprit et des principes des émigrés 314
D; la prétendue trahison de l'armée JVançaise en 1815 317
De l'occupation de la France par les armées alliées (srp-
tembre 1815) 319
De l'amour de la liberté 32 4
TABLE DES MATIÈRES
A y\^^ Récamicr 33G
A l;i même 3]7
A Camille Jordau if 338
Au uirme 339
Au môme 341
A Chateaubrianil 3 i3
A M. Gouvcnieur-Morris , 3ti
A la duches^se de Saxe-Weimar -. 346
A M™^ RtSvimier 347
A M. de Talleyrand 549
A .M"»c Récamier 3.j1
A la même 3j3
A la du<-hesse de Saxe-\Veim.:r 3o3
A Camille Jordau 355
A yi^'' Récamier XAS
A l'empereur Napoléou 358
A Camille Jordan 3i)0
A M'^e Récamier 3G2
A M™o d'Alhany :;(;4
A la même , . . 3G5
SAINT-CLOUD. — IMPRIMEHIK BKLIS rBiHES.
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