Berrie (étym. arabe
| lande, pâturage vague.
Cd
5. Treüs, tributs. Treü est le dérivé régülier de tributum, b tombant d vant les voyelles labiales (cf. {aon, viorne, eù, bei).
G. l'aire. Ce renseignement sur l'infiluration en France, par le. moyen des croisades, des doctrines fatalistes des Musulmans (et non pas seulement, , comme le croit Joinville, des Bédouins) est fort curieux à relever.
= < er
IT
Le retour est mis en délibération.
Saint Louis, après sa captivité et sa délivrance, était arrivé à Acre, laissant en Égypte une partie des Croisés encore entre les mains des Sarrasins: on ne savait s’il comptait retourner en France ou poursuivre la croisade en Syrie. |
En cel point que nous estions en Acreenvoia li rois querre ses freres, et le conte de Flandres, et les autres riches omes, a un diëémenche, et leur dist ainsi: « Seigneur, ma dame la reine ma mere m'a | mandé et prie Lant come cie puet que je m'en voise{ en France, car mes roiaumes est en grant peril; car je n'ai ne pais né treves au roi d'Engleterre?. Cil-de ceste terre à eui J'en ai parlé m'ont dit que se je m'en vois ceste terre est perdue, car il s'en vendront tuit après moi, pour ce que nus ni osera demourer a si peu de gent. Si vous pri, » fist il, « que vous i pensés; et pour ce que la besoigne est grosse je vous. doing respit de moi” respondre ce que bon vous semblera jusques à d'ui en uit jours. »
1. Voise, forme ancienne] 3. De mot. L'ancien frandu subj. d'aler.. çais ue distinguait pas aussi 2. D'Engleterre. La paix | régulièrement que la langue dont il a été parlé plus haut ne | actuelle entre la forme emphafat conclue qu'après le retour | tique et la forme conjointe deg - du roi, en 1259. prouons personnels,
Dedens ces uit jours vint li legas' a moi et me ist ainsi qu'il n’entendoit mie coment li rois eüst ouok de demourer; et me proia mout acertes* que » m'en voussisse revenir en sa nef. Et je li respondi ue je n'en avoie pouoir, car je n'avoie riens, ainsi ome il le savoit, pour ce que j'avoie tout perdu en ’eaue, la ou j'avoie esté pris’; et ceste response ne i is je pas pour ce que je ne fusse mout voulentiers dés avec lui, mais que‘ pour une parole que mes ires de Bourlainmont*, mes cousins germains, que lieus assoille, me dist quant je men alai outre. ner : « Vous en alés outre mer, » fist 11 : ( or vous renés garde au revenir; car nus chevaliers, ne Jovres ne riches, ne puet revenir qu'il ne soit Ronis ‘il laisse en la main des Sarrazins le peuple menu aostre seigneur en la quel compaignie? il est alës. » Li legas se courrouça a moi, el me dist que je ne Île deüsse pas avoir refusé.
Le diémenche après revenimes devant le roi, et lors demanda li rois a ses freres et aus autres barons et au conte de Flandres quel conseil il li donroient ou
4. Le légat du pape, Eudes de Châteauroux, qui accompagnait la croisade en vue de la diriger religieusement.