‹ Extraits des chroniqueurs francaisChapitre 159 sur 341 · CAMPAGNE D' EDIUARD HT CONTRE LES ÉCOSSAIS · texte numérisé non relu

CAMPAGNE D' EDIUARD HT CONTRE LES ÉCOSSAIS

tourse ! derriere lui unes besaces? plaines de farine en celle entente que, quant il ont tant mangiét de char mal euitte que leur estomach leur semble estre wape® et afoiblis, il jettent celle plate piere ou feu ot destrempent un petit de leur farine d'yawe. Quant eur piere est cauffée, 1l jettent de ceste clere paste sus ceste chaude piere, et en font un petit tourtiel a maniere de une oublie* de beghineÿ et le mengüent pour conforter l'estomach. Par ce n'est point de merveilles se il font plus grandes journees que aultres gens, quant tout sont a cheval hors mis le ribaudaille, et si ne mainnent nul charoï ne aultres

pourveances, fors ce que vous avés oY.

En tel point estoient il entré en celi pays dessus dit, Si le gastoientS et ardoient, *t trouvoient tant

pannus, plus suff, -ellumÿ, aujourd'hui panneau, — morceau d'étoffe, souvent guenille; ici c'est le coussinet placé sous la sélle.

1. Tourse. Tourser, forme primitive de frousser. Ce mot paraît dérivé du latin {Ayrsum (it. forso, fr. trou dans {ou

de chou).

2. Besaces. En ancien français un peut s'employer au pluriel, soit dans le sens de quelque, soit comme ici, associé à uu nom collectif; voy.

ci-dessus p. 124, n. 6. Be- - sace, de bisaccia = sac double.

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