‹ Extraits des chroniqueurs francaisChapitre 171 sur 341 · LIT · texte numérisé non relu

LIT

Les perdrix d'Olivier de Mauni.

Nous insérons ici le récit d’un épisode du siège de iennest, qui n’est lui-même qu’un épisode de la guerre le-la succession de Bretagne. Les deux compétiteurs, iharles de Blois et Jean de Montfort, étaient soutenus, le remier par les Français, le second par les Anglais. Quand ls eurent été faits prisonniers (Jean en 1341, Charles n 1547).Ja guerre fut poursuivie par leurs femmes,Jeanne le Penthièvre et Jeanne de Flandre. Au commencement le septembre 1356, Henri, duc de Lancastre, qui tenait la :ampagne dans le comté d'Évreux et sur les marches du jotentin, avait essayé d'opérer sa jonction avec l'armée lu prince de Galles Ayant trouvé les passages de la Loire jien gardés, son armée s'était rejetée sur Rennes. Ce siège, qui suivit immédiatement le désastre de Poitiers,

dit M. S. Luce, et qui dura neuf mois (2 oct. 1396-

5 juillet 1357), est le pendant du siège de Calais après la défaite de Créci: une si longue et si honorable défense releva un peu les courages du côté des vaincus. » Vers le milieu du siège, Du Guesclin avait réussi à pénétrer dans la ville, et c’est à la suite des exploits qu'il accomplit alors que sa réputation commença à se répandre. Sur ses prouesses etles émouvantes péripéties de ce siège, voy. S. Luce,

la Jeunesse de Du Guesclin, ch. vrr.

Or avint un jour, le siege durant, que un chevalier anglois, qui s'appelloit monseigneur Jehan

À. Ce récit ne se trouve que | vient du château du Verger, en

dans trois manuscrits dont le Anjon, qui a longtemps apparplus ancien (B. N. 6474) pro- | tenu à une branche de la fa-

© LES PERDHIX D'OLIVIER DE MAUNL. \. ee &° Far EN =

990 = EXTRAITS DE FROISSARTS 4 Bolleton, appert homme d'armes durement, avoit À ; rose ee Hons adl esté deduire aux champs eh gibier! , a tout son espre= vier, et prins sis perdriz. Si monta tantost a cheval, armé de toutes pieces, ses perdriz en sa main, eb : (FATES ne vint devant les bätrières de la cité et commença à escriër a ceuls de la ville que il vouloit parler a mon= seigneur Bertran du Guesclin, Or avint ainsi que d'aventure, Olivier de Mauny ? estoit sur’ la porte des la ville venu veoir comment l'ost des Anglois se : %, : re ve ë ; portoit. Si avisa et Eos cel Anglois à tout ses perdriz et lui demanda tantost qu'il vouloit et se ik vouloit vendre ou donner ses perdriz aux dames qui la dedans estoient encloses. « Par ma foy, » respon= dit l'Anglois a Olivier, « si vous les osiez märchänders de plus près et venir jusques a moi pour combattre,

mille de Du Gueselin; ces ma-| accompagna dans la plupart.

nuscrits ne conservant pas les

traits dialectaux propres à Froissart, on ne deyra pas

s'étonner de trouver pour ce morceau une graphie particulière, qui est celle du français du commencement du xvsiéele.

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