‹ Extraits des chroniqueurs francaisChapitre 173 sur 341 · Voy. p. 156, n. 8. frapper des « deniers d’or à · texte numérisé non relu

Voy. p. 156, n. 8. frapper des « deniers d’or à

9. Moutons d'or. En 1355, | l'agnel », appelés communées États généraux, pour rem- | ment moutons. Pour la valeur placer l'ancienne monnaie qui | du moulon, voy. au Glossaire, jait fort décriée, avaient fait [art Monnate.

“haïdé souvent perdriz. »

Hi (Ed. Lute,

Le traité de Brétigmi,

vous } rie que vous me recommendez 4 aux santer à et damoi selles, et leur dittes que nous leur avons sous

. V, p. 500; livre Î, ch. zvui )

Bataille de Cocherel.

conclu entre la France et l'An* gleterre (1360), avait en même temps rétabli la paix entré Jean IT et.Charles lé Mauvais, roi de Navarre. Mais l'Hars monie entre ces deux princes ne devait pas être de longuë durée, Philippe de Rouvre, duc de Bourgogne, étant mort le 21 novembre 1361, le roi de France, petit-fils de Ro bert Il, cousin germain du dernier due, se trouvait être le légitime héritier du duché, sur lequel Charies élevaits

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aussi des prétentions! Jean IT, passant outre à ces pré=

tentions, déclara (nov. 1361) le duché de Bourgogne réuni à la couronne. Dès ce moment, le roi de Navarre, encou= ragé secrètement par Édouard IIL et le prince de Galles (prince d'Aquitaine à partir de juillet 1562), se préparé reprendre ls hostilités. Il envoie eñ Norinandie son cousin

4.-« Le roi Jean, fils de Jeanne de Bourgogne, sœur d'Eudes IV, grand-père de Philippe de Rouvre, tait par conséquent leneveu d'Eudes IV, le cousin germain du fils d'Eudes, Philippe de Bourgogne, tué au siège d’Aïguillon (22 septémbré 1346) ct l'oncle à la mode de Bretagne de Philippe

de Rouvre, fils de Philippe de Bourgogne. Charles Il, petits fils par sa mère de Margueritt de Bourgogne, première fem me de Louis le Hutin et sœur d'Eudes {V, était seuléinent 1 cousin issu de cerhiäin d dernier duc de Bourgogne.

(IS, Luce, Froissurt, tome VE p. xxxvu.) k

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GE FA SAS He FN ne S 24 REX fes © BATAILLE DE COCHEREL. | captal de Buch! et fait attaquer là France par des chefs ; Compagnies (ainsi dean Jouel s'empare du château de olieboise, oct. 1363) et ravager le Bessin par des troupes iglo-navarraises, qui sont bientôt mises en échee par u Guesclin ét Olivier de Mauni. Charles, duc de Noriandie (régent de France pendant la séconde captivité

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e son père), se décide à agir : ik fait confisquer sur Charles > Mauvais, qui était son vassal comme comte d’Évreux, les illes de Mantes et de Meulant, dont Du Guesclin réussit à ‘emparer par surprise (avril 1564). De son côté, le captal le Buch, qui vient de débarquer à Cherbourg, s'établit à ivreux, où il renforce sa petite armée de Gascons par des ffectifs empruntés aux garnisons anglo-navarraises et aux ompagnies qui occupaient le pays environnant. Du Gueslin quitte Rouen, son quartier général, et s’avance dans

4. Jean LH. fils de Jean I, de Grailly et de Blanche de Foix, était aussi par $a mère cousin du fameux comité de Foix, Gaston- Phœbus, dont il partageait la passion pour la chasse, la guerre et les aventures.« Les Grailly étaient seigneurs de la Teste de Buch (Gironde, arr. Bordeaux), et c'est’ de cap, équivalent gascon de teste ou tête, qu'ils prenaient le nom de Captal. »

(Luce, B. du Guesclin, p. 454.)

Jean de Graiïlly était, en mème |

temps qu’un des seigneurs les plus brillants de son temps, le fidèle lieutenant du prince Noir, et le plus ferme soutien de la domination anglaise en Guyenne. Après avoir assisté à . ja bätaille de Poitiers, il alla

| Æxtraits des chroniqueurs français.

guerroyer en Prusse contre les païens et délivra, au retour, le duc d'Orléans et les duchesses dé Norinandie et d'Ürléans, assiégées par les Jacques dans la forteresse du marché de Meaüx; fait prisonnier à Cocherel, il recouvra sa liberté peu après; il prit part en 1567 à la bataille de Najera, reçut en 4369 du prince de Galles le comté de Bigorre et fut fait de nouveau prisonnier à la bataille: de Soubise (25 août 1579); Charles V, qui redoutait ses talents militaires, refusa, malgré ses supplications, de le laisser se racheter; il succombà à Paris, en 1376, à une maladie de langueur qui le minait depuis le commencement de sa captivité.

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nm. 7 la direction du Pont-de-J’Arche pour couper à ses adve saires le passage de la Seine. Les deux armées se rencon trent auprès de Cocherel. |

Le récit de la bataille qui s’y donna est intéressant @i ce qu'il nous montre comment les capitaines francak avaient su profiter des cruelles lecons reçues par leur ainés; elle forme en effet la contre-partie de celles Créci, de Poitiers et de Brignais, Les Français furet plusieurs fois sur le point, comme ils l'avaient fait dan ces tristes Journées, d'attaquer leurs ennemis retranch à | dans une position inexpugnable : heureusement Du Guess clin calma leur ardeur inconsidérée, et c'est à sa prui dence que fut due la première victoire que les armées françaises eussent remportée depuis plus de vingt anss

Froissart raconte d’abord comment les deux armé 's qui se cherchaient eurent des nouvelles l’une de l'autre

Or avint que, droitement le merkedi de le Pente couste, si com li captaus et se route chevauchoient a 1 dehors d'un bois, il encontrerent d'aventure un hiraut. qui s'appelloit le roy Faucon!, et estoit cilz au matins partis de l'ost des François. Si tretost 2 que li captaus! de Beus le vei5, bien le recongneut et li fist grant ciere, car il estoit hiraus au roy d'Engleterre, et li

ñ ñ . . 4 demanda dont il venoit et se il savoit nulles nouvelles” des François : « En nom Dieu, monsigneur, » dist il,

(oil; je me parti hier matin d'yaus et de leur routes el vous quierent ossi et ont grant desir de vous |

1. Le roy Faucon. Le chef des | tous les faits relatifs à Cocherel hérauts d'armes avait le titre 2. Pour trestost,de très et tost , de roi des hérauts ou roi d'ar- | 3. Vei. Graphic fautive pour | mes; de là le surnom de ce per- | vi! (vidit), amenée par l’analogie . sonnage. C'est de sa bouche | de la 2 pers. vets. Mênie obser-

que Froissart tenait le récit de | vation pour vet, weirent, fei,”

TS-PRCRSAQUU EE re x es

© BATAILLE DE COCUFREL

louver. — Et quel part sont il? » ec dist fi caplaus; - {sont il deca le Pont de l'Arce‘ ou dela? — En nom eu, » dist Faucons, « sire, il ont passé le Pont de Arce et Vrenon*, et sont maintenant, je croi, assés riès de Pascis. — Et quelz gens sont il, » dist li aptaus, « et quelz capitainnes ont il? Di le moi, je en pri, doulz Faucon. — En nom Dieu, sire, il ont bien mil et cine cens combatans, et toutes Jonnes gens d'armes, si y sont messires Bertran de aiekin, qui a le plus grant route de Bretons, li contes l'Aucoirre#, li viscontes de Byaumontÿ, messires Loeïs de Chalon, li sires de Biaugeuf, monsigneur le mestre des arbalestriers', monsigneur-l'Arceprestre’,

Antoine de

feit, etc, qu'il ne faut pas | 6.

imprimer veit, etc.

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