Bareteres, de bareter ou 3. Coron, coin. Ce mot est
barater, tromper, frauder. encore usité avec un sens spé- 2. Gengles et bourdes. Ces | cial dans le langage des mines. deux mots à peu près synony-| 4. Armerès. Armeret — qui
ines Signifient plaisanterie ou, | a le goût des armes, ou qui est comme ici, discours frivoles. | adonné au métier des armes.
part qu'il les trouvast, il les combateroit. Quant ces nouvelles vinrent en la cité d'Evrues a monseigneur Legier d'Orgesi, il le fist criier et publiier, et commanda estroitement que tout cil qui a ceval estoient incontinent se traisissent devers le captal ; si en partirent de recief plus de sis vint, tous jones compagnons, de le nation de le ville,
Froissart nous fait ensuite connaître les positions respectives des deux adversaires. ( Le captal de Buch, apprenant que Du Guesclin a passé la Seine, et ne sachant s’il menace Évreux, Paci ou Vernon, occupe le sommet et les pentes d’une colline escarpée qui domine le village de Cocherel, situé sur la rive droite de l'Eure, où il se trouve à peu près à égale distance des trois forteresses qu'il veut défendre. 11 répétait ainsi exactement les dispositions prises par le prince de Galles à Poitiers : la colline de Cocherel, longée à l’ouest par l'Eure, est le pendant exact du plateau de Maupertuis, contourné au couchant par le Miausson. Pour compléter la ressemblance, lui aussi, il fait mettre pied à terre à ses hommes, reléguant les chevaux, les bagages et les valets dans un petit bois voisin dont il couvre ses derriéres. Selon l'usage, il divise son armée en trois corps, qu'il établit à peu de distance les uns des autres et qu’il range de front sur la hauteur. Il plante ensuite son pennon au milieu d’un buisson d'épines, afin d’en faire un point du ralliement pour ses gens; il place enfin soixante armures de fer autour de cet éteiidard et les commet spécialement pour le garder et le défendre. » (S. Luce, Bertrand Du Guesclin, p. 462.)
Pendant ce temps, les Français passaient à Cocherel de la rive gauche de l'Eure sur la rive droite et venaient offrir la bataille au captal; eux aussi étaient divisés en trois corps s’opposant exactement à ceux du captal; lés contingents gascons formaient leur arrière-garde.