‹ Extraits des chroniqueurs francaisChapitre 235 sur 341 · BÉARN · texte numérisé non relu

BÉARN

souper je luy en lisoie, mais en lisant’ nulluy n'osoit sonner mot ne parler, car il vouloit que Je fuisse ; bien entendu. Certes aussi il prendoit grant soulas au bien entendre, et quant il cheoit aucune chose ou il vouloit mettre argument, trop voulentiers en parloit | 1 MOY, non pas en son gascon, mais en bon et beau. ranchois. Et de l'estat de luy et de son hostel je vous en recorderay aucune chose, car Je y sejJournay bien tant que j'en peus? grandement aprendre et savoir, se à moy ne tenoil5.

. Le conte Gaston de Fois dont je parle, en ce temps. que je fus devers luy, avoit environ einquante et. neuf ans d’eage, et vous dis que j'ay en mon temps veù moult de chevalliers, pluiseurs rovs, princes et autres; mais jé n'en veis oncques nul qui feust de si beaulx membres, ne de si belle fourme, ne de si selle taille, viaire* bel, sanguin et riant, les veulx vers et amoureux la ou 1l luy plaisoit son regard etter. De toutes choses il esloit si parfait et tant

pris que on ne le pouoit trop loër. I amoit ce qu'il

nn + Vite 7

L. En lisant, \e.-à-d. tandis que Je lisais. Jusqu'au xvnesiéle, le sujet du verbe qui suit e participe n’est pas néc: ssai- ‘ment celui du verbe au paricipe.

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