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stoit even re par ts Sens il estoit. ON,
ar, comme dit est, messire Espang de Lyon ne le
avoit voulu nullement dire, et tant enquis que mg escuier moult anchiën et notable homme le me acomptà. Si commença lors son compte.
Cet écuyer raconte à Froissart comment une brouille
urvint entre le comle de Foix et le roi de Navarre pour ne question d'argent. Le comte pria sa femme d'aller éclamer au roi son frère, Charles le Mauvais, une somme u'il prétendait lui être due; celle-ci, n ayant pas réussi ans sa mission, n’osa retourner prés de sou mari et resta la cour de Navarre, loin de son fils.
Le jeune damoisel pouoit avoir de quinze a eze ans. Moult bel et plaisant escuier estoit, et si ourtraioit trés grandement en tous endrois au pere. i luy prinst voulenté grant et plaisir de chevauhier jusques ou roïaulme de Navarre pour veoir sa ere et le roy son onele. Ce fut bien a la male eure! pour luv et pour ce paÿs. Et quant il fut venu n Navarre,l'on luvy fist trés bonne chiere, et se tint vec sa mere ung espace, puis prist congié d'elle ; sais, pour priere ne pour parolle qu'il luy feist ne #monstrast, il ne la sceut convertir? qu'elle voulsist etourner en Foiss avecques luy. Et quant son fils l'en
ur était égayée, animée par | vaise conjonction astrologique. ne grande affluence de gens | 2. Convertir, e.-à.-d. il ne PMEUELTE, — put changer ses dispositions et 1. À la male heure, pro-|la déterminer à.
rement sous de mauvais 3. En Fois, dans le pays de uspicos, dans une mau- | Foix.
taits des chronjqueurs français, 1
parla au commencement, la dame luy avoit demandé se le conte de Fois son pere l'en avoit chargié de la ramener; il luy respondi que au partir 1l n'en avoil esté fait quelque mention ne quelque nouvelle; e pot tant la dame ne s'i osoit asseürer, si demours en Navarre, et son fils Gaston de Fois s’en vint € Pampelune pour prendre congié au roy de Navarrt son oncle. Le roy lui fist trés bonne chiere, et kk tint avecques luy plus de dis Jours, et luy donna di moult beaulx dons, et a ses gens aussi, et le dernié don que le roy de Navarre luy donna, ce fut la mor
de l'enffant : je vous diray comment et pour quoy comme raison est.
€ Quant ce vint sur le point que le jeuvencei de voit parlir, le roy le traist a part en sa chambre secre tement, et luy donna une trés belle boursette plaint de pouldre, telle qu'il ne seroit creature vivant!, si de la pouldre touchoit ou mengoit en viande ou au trement, que lantost ne le convenist morir sans aueui remede : « Gaston, » dist le roy, « beau nepveu, vou « ferés ce que je vous diray. Vous veés commen « le conte de Fois a son tort prent en grant hayni « vostre mére ma suer, et ce me desplaist grande « ment et aussi doit il? faire a vous. Toutesfôis pou
4. Creature vivant. À l'ori- | rares. le participe présent étan gine, e participe présent est | devenu de très bonne heu invariable, comme tous les ad- | déclinable comme les autre jectifs issus d’adjectifs latins à | adjectifs, du moins dans | forme unique. Mais les traces | plupart des cas. de cet ancien usage sont assez 2. bait il. Il est au neutre
; VOYAGE DE FROISSART EN BÉARN. 323 « les "Choses reformer en bon estat et que vostre « mere fust bien de vostre pere, quant il vendra a « point, vous prendrés ung petit de ceste pouldre « et en mettrés sur la viande de vostre pere, et gar- « dés bien que nuls ne vous voye, et incontinent « qu'il en avra mengié, il ne finera jamais ne enten- « dera a autre chose fors qu'il puist ravoir sa femme « vostre mere avecques luy, et s’entrameront a tous ( Jours mais si entierement que jamais ne se voul- « dront pour nulle rien departir l’un de l’autre, et « tout ce devés vous grandement desirer qu'il ad- « viengne. Et gardés bien que de ce que je vous dy € vous ne vous descouvrés à nulluy, car vous per- « driés vostre faitt. » Le jeune escuier, qui tournoit en fait et en verité? tout ce que le roy de Navare son oncle [uy disoit, respondiet dist : « Voulentiers. »
« Sur ce point il se departy de Pampelune et de son oncle, et s’en retourna a Orthais par devers le conte son pere, qui luy fist moult bonne chierce5 et bien le recueilly?, ce fut raison, et luy demanda des nouelles de Navare, et quels dons et joiaulx l'on Juy avoit donnés par dela, mais tous il les monstra exjai la boursette ou la pouldre estoit; mais de ce se sceut 1l bien couvrir. Or estoit il de coustume ct ordonnance en l'ostel de Fois que moult souvent
cilen doit être de même pour | nait au sérieux et considérait Tous. » comme assuré.
1. Fait. Perdre son fait —| 3. Chiere. Bon accucil. Voy. chouer. plus loin, p. 389, n. 6.