Prologue. Cf. V
Chroniqueurs, 1, p. 154, 195.
9. Voy. Debidour, op. vit., p. 167, 196. Il est tels de ses voyages diplomatiques tuxquels li ne fait qu'une allusion rapide et comme involontaire, par exemple ceux qu'il fit en Angleterre 6t en Espagne en 1467, tel autre dont il ne parle pas du tout, comme celui qu'il fit à Rome en 4478 et où il ne parait pas avoir réussi. S'il combattit l'expédition que Charles VIT projetait contre Naples, ce fut, entre autres raisons, parce que Naples avait pour alliée Florence et que les Mé-
les hommes, elles son{ rarement ssées par Ja passion. Commines était un esprit froid et qui savait se posséder ; ainsi, il a parlé avec une notable impartialité (où perce Toutefois une animosité contenue) de Charles le Témératre, que pourtant il avait trahi, de Charles VITE et de Louis ME, à qui il avait de sérieuses raisons d’en vouloir. Malgré l'admiration que Louis XE lui inspire, il s'applique
à ne dissimuler ni ses faiblesses, ni ses fautes.
On doit
avouer cependant qu'on sent la rançune dans les Jugements qu'il a portés sur Olivier ke” Paim et Coictier, ces obscurs roturiers qui balançaient son influence et dont HA de rapide fortune le scandalisait plus encore peut-être dans ses préjugés qu'elle h'excitait sa jalousie f,
Au reste, il ne considère le récit des faits et même l'appréciation des hommes que comme "Ta moindre partie de
sa tâche ?, Ce qu'il se propose avant tout, c'est de philo-
sopher à propos des hommes et des faits 54 à ce qu'il veut qu'on cherche dans son livre, ce sont des enseignements. À qui les adresse-f-il? Non point aux « bestes et simples
gens )», aux gens de courtt ».
d'abord politiques.
ni même aux particuliers, mais aux « princes et Ces enseignements seront done
ma cd enr rte té ns
Les idées politique s de Commines, qu'on a peut- être
dicis étaient ses débiteurs. Enfin il a laissé prudemment dans l'ombre toute la partie de sa vie comprise cutre 1483 et 149%. On a vu pius haut pourquoi.
= 1, Comp. sur ce point B.
= Mandro!, L'autorité ne - de Cornmines (Revue historique, t, LXXTHII-IV, 1900).
2. Il déclare (VI, 3) se sou- ” cier assez peu de la chronolo- - pie, et il a en effet commis
coutre elle quelques erreurs assez graves; il dit n'être resté à Milan que quatre mois (VE, 4), et il n° met que trois semaines entre la bataille de Granson et celle de Morat (V, 4).
e| H devait écrire, dans le pre-
mier passage, un an,et, dans le second, près de quatre mois.
3. Il le dit expressément, Héaooi= IVe PNR, &, il 8; Gé! VIT, 9; VI, 2
be
S Le
pe ET RP de | Fes NP D Glen LS
élevées trop haut !, trop décriées aussi?, si elles ne témoignent point d'un véritable génie, sont d'un homme extrêmement avisé, réfléchi, perspicace et qui voit p'as Join que son siècle.
Commines n’a sans doute prévu ni l’expansion de l’Allemagne, ni l'équilibre européen5, mais il a vu tous les avantages de la constitution anglaise, il a non seulement deviné, mais admis comme des principes fondamentaux, le vote de l'impôt par des assemblées élues, la périodicité de ces assemblées#, la nécessité de l’unité dansles coutumes d'un pays : par là, il n'est que juste de dire qu'il devance son époque : ce n’est pas un médiocre mérite que de faire pressentir Vauban et d’ Argenson en plein xv° siècle.
Mais les réflexions morales sont encore plus fréquentes sous sa plume que les considérations générales sur la politique ; ce. qu’il veut enseigner, en effet, c'est encore
moins l'art de gouverner les États que celui den l'être
point dupé par les hommes ou surpris par les événements ; ce sont moins des maximes de gouvernement que d des
de re
régles de conduite à l'usage des gouvernants. La plupart ere moteur maux | de ces règles témoignent d un caractere très circonspect,
4. C'est, dit-il énergiquement, une chose « juste et sainte » que d'assembler les