‹ Extraits des chroniqueurs francaisChapitre 252 sur 341 · Voy. Sainte-Beuve, Causeries, l · texte numérisé non relu

Voy. Sainte-Beuve, Causeries, l

0 Paul Albert, Hist. de la

LEURS LE Po L LE

5. Il a bien dit que chaque État, comme chaque prince, devait avoir son « aiguillon » ; mais c'est là une pensée toute morale. Il veut dire que l'homme, s’il n'était point constamment tenu en haleine par la préoccupation d'un ennemi ou d'un obstacle, se laisserait facilement aller à la mollesse ou au vice. Cf. Machiavel, Discours,

JII, 1.

États (IV, 1).

». Il ne soutient pas nettement, comme on l'a dit, la nécessi'é des armées permaventes, à l'égard desquelles il manifeste de grandes défiances : leur entretien, selon lui, force les princes à accabler le peuple d'impôts, et elles peuvent devenir un dangereux instrument entre les mains d'n mauvais roi. (Voy.

HI, Se

quelque peu ti timoré, ennemi du premier mouvement et des grandes ambitions; on y-reconnait aisément l'influence directe de Louis XI, mais plus encore peut-être celle des événements auÿquels l'auteur avait assisté. La fortune ne venait-elle pas d'élever bien haut les prudents et les humbles, et de donner aux violents et aux orgueilleux de mémorables lecons?

C'est, dirait-on, de ces leçons que Commines s’est borné à faire la théorie : : à ses yeux, la défiance, que

l’histoire tout entière nous enseigne (Il, 6; 1, 16), est la

première vertu de l’homme d’ État. Celui- “ci doit se RG

de lui-même d’abord. de son « sens naturel », s'en défier d'autant plus qu'il a le plus lieu d’en être rs La sagesse en effet vient de Dieu, qui peut, en un moment, la troubler et l'obscurcir": remercions-le donc de celle qu'il nous a donnée et craignons qu'un moment d’oubh ne nous perde?. Aussi le prince doit-il s'entourer, non de favoris qui flattent ses passions par. intérêt (I, 6: V, 6), mais d'hommes assez prudents pour comprendre la gravité d'un conseil, assez loyaux pour ne point craindre de choquer leur maitre. L'idée qui revient le plus souvent peut-être dans les Mémoires, c'est que des serviteurs intelligents et dévoués sont, après un sens droit, le plus bé présent que Dieu puisse faire à des princes, et que ceux-ci, en les payant au poids de l'or, ne les payeraient DES-trOp cher (12; -V,. 8)%, Pour se [es atlacher,*nis

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