‹ Extraits des chroniqueurs francaisChapitre 263 sur 341 · Ces feuz. Le feu âvait pris à un baril de poudré ét · texte numérisé non relu

Ces feuz. Le feu âvait pris à un baril de poudré ét

voya d' autres ; et une heure après se remettoit chascun en estat pour combattre; mais la pluspart avoit myeulx envye du fouyr. Comme vint le jour, ceulx que on avoit mis hors du champ rencontrerent ung charretier qui estoit a nous et avoit esté prins le matin, qui apportoit une cruche de vin du village, et leur dist que tout s'en estoit allé. Ilz envoyerent dire ces nouvelles en l’ost, et allerent jusques la. Ils trouverent ce qu'il disoit et le revindrent dire : dont la compaignie eut grant joye : et y avoit assez de gens qui disoient lors qu'il failloit aller après’, qui faisoient bien mesgre chiere une heure devant. J'avoye un cheval extremement las et vieil. Il beut ung sceil plein de vin : par aucun cas d’adventure il y mit le museau; je le laissay achever; jamais ne l'avoye trouvé si bon ne si fraiz.…. | |

Tout ce Jour out encores monseigneur de Charroloys sur le champ, fort joveulx, estimant la gloire sienne, qui depuis luy a cousté bien chier : car oncques puis 1l ne usa de conseil d'homme, mais du sien propre: et estoit trés inutile pour la guerre para-! vant ce Jour, et n'aymoit nulle chose qui y appartinstmais depuis changerent ses pensees, car il y a continué Jusques a sa mort; et par la fut finee5 sa vie et

s'était communiqué à quel-| 3. Finee. L'ancien francais ques charrettes. possédait les deux formes finir

1. Qui apportoit, « au mo- | (de finire) et finer (formée sur ment où il apportait ». fin), qui n'étaient pas synony-

2. Aller après, poursuivre | mes dans tous les cas. (Voy. (les ennemis). ns haut, p. 222, n. 1.)

D EP PRATAILLE DE MONTLHÉRL 371 a maison destruicte, et si elle ne l’est du tout, si est Île bien desolee. Trois grans et saiges princes, ses redecesseurs?.. l’avoient eslevee bien hault, et y & eu de roys (sauf celluy de France) plus puissans de uy, et pour belles ct grosses villes, nul ne l'en passoit. L'on ne doibt trop estimer? de soy, par espeal un grant prince; mais doibt congnoistre que les zraces et bonnes fortunes viennent de Dieu. Deux :hoses plus je diray de luy : l'uneest que je croy que jamais nul homme ne peut* porter plus de travail que luy, en tous endroiez ou il fault exerciter la personne ; l’autre, que a mon advis je ne congneuz oncques homme plus hardi. Je ne lui ouy oncques dire qu'il fust laz, ny ue luy viz jamais faire semblant‘ d’avoir peur, et si ay esté sept annees de rencÿ en la guerre avec luy, l'esté pour le moins, eten aucunes liver et l’esté. Ses pensees et conclusions $ estoient grandes; mais nul homme ne les sçauroit mettre à fin’, si Dieu n'y eust adjousté de sa puissance.

; (Livre 1, ch. xx ct iv.)

4. Predecesseurs. Philippe | tude qui convient à, et non, le Hardi, quatrième fils de | comme aujourd'hui, feindre. Jean le Bon (1363-1404); Jean 5. De renc, de suite. Un peu sans Peur (1404-19); Philippe | plus de sept ans (fin 1464le Bon (1419-67). août 1472).

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