Des chiens. Louis XI était
Le
DERNIERS MOMENTS DE LOUIS XL. Ab gne, des allans‘, de petites levrettes; en Bretaigne, levriers, espaigneulx?, et les achaptoit cher; en Vallence, de petitz chiens veluz, qu'il faisoit achapter plus cher que les gens ne les vouloient vendre. En Cecille5 envoyoit querir quelque mule, especiallement a quelque ofticier du pays, et la payoit au double; a Napples, des chevaulx; et bestes estranges * de tous coustez, comme, en Barbarie, une espece de petitz lyons, qui ne sont point plus grans que petitz re-
-enars, et les appelloient aditz5. Au pais de Danemar-} 7
che et de Suecief envoya querir deux sortes de bestes: les unes s'appeloient hellen$”?, et sont de coYsages de cerfz, grans comme buffles, les cornes courtes et grosses; les autres s'appeloient rangiers, qui sont de corsaige et de couleur de dain, sauf qu'elles ont les cornes beaucoup plus grandes, car j'ay veu rangier porter cinquante quatre cors; pour avoir six de chascune de ces bestes donna aux marchans quatre mil cinq cens florins d'Allemaigne. Quant toutes ces choses luy estoient amenees. il n'en tenoit compte, et la pluspart des foys ne parloit pas a ceulx qui les ame-
assez grand chasseur et par
conséquent amateur de chiens
(Voy. Mém., N1, 12).