‹ Extraits des chroniqueurs francaisChapitre 338 sur 341 · PA X · texte numérisé non relu

PA X

tant angais que français. Is étaient en général commandés par des chevaliers sans fortune, souvent par des bâtards de grandes familles, dont quelques-uns arrivèrent aux plus hautes situations, tandis que d’autres périrent misérablement, suivant le hasard des circonstances. Si, en temps de guerre, ces compagnies for- :maient un appoint précieux aux troupes féodales ou communales, elles devenaient, en temps de paix ou en cas de trêve, un véritable fléau (voy. Froissart, passim, et surtout notre Extrait VI).

Le sens péjoratif pris de bonne heure par les deux mots de brigands et de routiers, quisignifient simplement à l'origine « hommes marchant en troupe » (roule = troupe ; la racine brig a un sens analogue), indique assez clairement quel fâcheux renom les compagnies s'étaient attiré, et l'histoire atteste que ce renom était bien mérité.

Surcot. C'est la forme la plus habituelle du vêtement de dessus.

Le surcot est une tunique, avec ou sans manches, que l’on mettait par-dessus la cote et qui était retenue par une ceinture.

Varlets. À l’origine, chaque chevalier était accompagné en campagne non seulement d’un ou de plusieurs écuyers, mais d’un certain nombre de serviteurs ou varlels. Ceux-ci, d’abord uniquement attachés à son service, fini-

rent par SAT à ses tentés et former une partie importante des contingents militaires. On s’explique donc qu’au xrv° siècle le mot ait pris un sens technique :on appelait alors varlets où gros varlets des hommes de pied pesamment armés et qui, malgré leur nom, n'étaient au service d'aucun seigneur en particulier.

Vêtement. Les principales pièces du vêtement masculin au moyen âge étaient la chemise (de fil ou de lin); les braies, « sorte de caleçon flottant qui s’attachait sur les flancs par une ceinture appelée brayer » (Quicherat) ; les chausses, vêtement des jambes, distinguées plus tard en hauts de chausses et en bas de chausses (puis, par abréviation, bas), dont la partie inférieure pouvait être semellée et former chaussures ; la cote ou vêtement de dessous; Je surcot ou pardessus; la chape 0 manteau. Les chaussures étaient les heuses (bottes) ou esfivaur (brodequins); les coiffures le:

plus ordinaires le chaperon el le chapel. Le vêtement fémi:

nin était composé des même:

éléments, sauf qu'une longue tunique flottante, à laquelle on à plus tard donné le nom de rob (sur le sens de ce mot au moyet âge, voy. p. 324, n. 2) y remple çait les braies et la cotte (voy Viollet-le-Duc, Dict. du mobilier et De Wailly, éd. de Joineane Éclairc. N).

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