‹ Extraits des chroniqueurs francaisChapitre 43 sur 341 · SECOND SIÈGE DE CONSTANTINOPLE · texte numérisé non relu

SECOND SIÈGE DE CONSTANTINOPLE

-Jsaac et Alexis, les jette dans une prison, où le second est étranglé, tandis que le premier meurt de maladie, et il se fait couronner empereur. Les Croisés continuent la guerre contre lui; ils le défont dans une sortie qu'il avait tentée et lui enlèvent sa bannière impériale?” (S 217-298).

Villehardouin intercale ici quelques renseignements sur les Croisés qui étaient allés en Syrie et le peu de succès de leurs tentatives ($ 229-251).

Avant de recommencer le siège de Constantinople, les Français et les Vénitiens renouvellent leur association pour un an (de mars 1204 à mars 1205). Ils conviennent qu'ils partageront également le butin, que l’empereur, nommé par six Français et six Vénitiens, aura le quart de la conquête et que le reste sera divisé par moitié entre les deux peuples. Le.9 avril 1204, un assaut donné par terre et par mer est repoussé. Les Croisés tiennent un parlement pour en combiner un second, et conviennent que. deux vaisseaux liés ensemble attaqueront une seule tour. Une nouvelle attaque (12 avril) donne une partie de:la ville aux Croisés?, qui, craignant un retour offensif des ennemis, se logent dans l’enceinte, mais près de leurs vaisseaux. Murzuphle s’enfuit par la porte opposée avec une partie de ses gens. Étonnement des Croisés qui trouvent la ville sans défenseurs 5. Le butin réuni dans

dont les sourcils se rejoignent), et il appartenait à une famille illustre ; ilavait dû déjà affecter le pouvoir, car l’usurpateur ‘ Alexis l’avait tenu en captivité ; Alexis lé jeune, dont il était cousin, selon Du Cange, l'avait délivré à son avénement.

1. Sur les vaines fanfaronnades de Murzuphle et la prise de l'ancone (eixova), voy. Ro-

Ly. de Clari, p. 54.

2. Ils durent ce succès à l'héroïsme d’un Vénitien et d’un Français, dont Villehardouin raconte un peu sommairement les exploits. On trouvera plus loin la narration de Robert de Clari, beaucoup plus vivante et plusriche en détails, pour cet'e partie, que celle de notre chroniqueur.

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