‹ Extraits des chroniqueurs francaisChapitre 44 sur 341 · Villehardouin n'accorde qu'une mentiun] assez rapide · texte numérisé non relu

Villehardouin n'accorde qu'une mentiun] assez rapide

trois églises est partagé!. Baudouin de Flandre et Bonilsée de Montferr at sout candidats à l'empire : afin de prévenir toule querelle entre eux, on convient que celui qui ne sera pas nominé aura l'Asie Mineure et la Grèce et en fera hommage à l'autre; tous deux acceptent cette convention. Six Vénitiens et six Français, choisis par l’armée, nominent Baudouin, Couronnement du nouvel empereur (16 mai 120%) ($ 232-261). - & Boniface épouse la veuve d’fsaac et il échange les possessions auxquelles 1! avait droit contre le royaume de . Constantinople est confiée à la garde du doge

Saloni que ?.

et du comte de Blois, tandis que Baudouin marche contre Murzuphle; celui-ci s'enfuit jusqu'à Messinople, où il retrouve Alexis (l’'usurpateur) avec qui il s'allie et dont il épouse la fille; mais Alexis l'attire dans un guet-apens et lui fait crever les yeux. Baudouin parcourt l'empire, après avoir reçu sur son passage la southission des villes

aux trésors et aux merveilles qui y étaieut accumulés et qui éblouirent les Croisés Robert de Clari, au contraire, en fait une description enthousiaste et paive, que nous reproduisons

Grieu, dit Robert de Clari, que les deus pars de l'avoir dou monde estoient en Coustantinoble, et le tierche estoit esparse par le monde »} (p. 64), et quis'étonnérent de ne pas avoir

- plus loin.

1. Viilehardouin avoue que plusieurs omirent de mettre en commun,comme touss'yétaient engagés, le butin qu'ils avaient fait, et il cile même l'exemple d'un chevalier qui, pour ce fait, fut pendu l'écu au col. Il prétend du reste que le partage se

. fit avec la justice la plus rigou-

rveuse. Ce n'était pas l’avis des pauvres chevaliers, qui s'étaient exagéré la grandeur du

butin («si tesmoignoient |j

davantage : ils prétendirent que les objets précieux avaient été vétournés par les « hauts hommes» et que le gros argent seul avait été partagé entre le « commun de l'6 t» : « Et chil meïsine qui J'avoir devoient warder si prenoient les joiaus d'or ou dras de soie a or ou chou que il re miex, si l'en portoient. |

2, Il voulait ainsi être vois'n du rai de Hongrie, dontilvemiit d'épouser la sœur,

TRS RE Dr RE RE - LES CROISES SE PARTAGENT L'EMPIRE.

Srétques, Boniface le réjoint à Messinople. Une brouille éclate entre eux; Boniface ayant prié l'empereur de ne point entrer sur ses terres, Baudouin ne tient pas compte de ce désir et marche sur Salonique où il entre; pour se venger, Boniface va prendre Didymotichos et assiéger Andrinople, qui appartenaient à Baudouin. A la prière du doge et du comte de Blois, Villehardouin et . Manassès de l'Isle s’entremettent entre les deux princes, el, après de longues négociations, réussissent à les récon: ciler. Salonique est rendue à Boniface et Didymotichos à l'empereur. Boniface, dans ses nouvelles possessions, ne rencontre de résistance que de la part de deux Grecs, Léosgur et Michalis (S 262-302).

. Les Croisés se partagent les lérres et soulèvent l’indignation des habitants par leurs exactions. Murzuphle est pris et précipité du haut d’une colonne, où, dit Villehardouin, était sculptée l’image d’un empereur tombant la tête en bas. Alexis est pris aussi avec sa femme et envoyé en prison en Îtalie. Les chevaliers français se disséminent, tant en Europe qu'en Asie, et soumettent les villes. Théodore Lascaris, qui avait épousé la fille d'Alexis (HI), leur résiste en Asie; il est battu (6 décembre 1204) de même que son frère Constantin. Les habitants du pays se soumettent aux Croisés ($ 303-393).

Nous revenons à Boniface de Montferrat, qui essaye de conquérir la Grèce et fait assiéger Naples (Nauplie) et Corinthe. Aventures de Geofifroi de Villehardouin, neveu du chroniqueur, qui, revenant dé Syrie, s'établit en Grèce ($ 324-332).

Les Grecs, voyant les Français éparpillés, relèvent la tête. Ils s’allient à Joannis, leur ancien ennemi. Révolte de Didymotichos et d’Andrinople; les Français, menacés dans diverses villes, se replient sur Constantinople. Les Croisés d'Asie Mineure sont rappelés. Villehardouin et

3 1. La colonne de Théodose.

Hana des chroniqueurs français,

pins 2 re ee

Manassès de r Isle sortent de Constantinople a avec que chevaliers; ils vont réconforter la garnison de Tzurulo, et poursuivent les Grecs jusqu’à Xudrinôote (S 333-340).

Renier de Trit, en danger à Philippopoli, est abandonné par son fils et la plupart des siens, qui, tombés entre les nains de Joannis, ont la tête tranchée. Renier de Trit resie à Philippopoli avec quinze chevaliers $ 341-346).

L'empereur, ayant reçu quelques renforts d'Asie Mineure, se décide à rejoindre Villehardouin avec le doge; après sa jonction avec Villehardouin, il entreprend le siège d’Andrinople (avril 1205). Joannis, avec une armée de « Blast », de « Bougres » et 14000 Commains, va au secours de la ville ($ 347-353).

Défaite d'Andrinople; l'empereur est battu et fait prisonnier.

Lors vint nouvele que Johannis li rois de Bläquie venoit sour eus pour secourre la vile; si ordenerent leur afaire, et fu devisé que Jofroiz li mareschaus et Manessiers de l'Isle? garderoient l'ost, et l’'empe-

1. Les Blas (sing.Blac)sontles | nassès de l'Isle, chevalier Valaques,les Bougres.les Bulga- | champenois, était un des comres. Les Commains, peuplade | pagnons ordinaires et dés barbare de race tartare, cam- | amis les plus fidéles de Ville: paient au bord du Danube, sur | hardouin (voir $ 151, 268, 343, les frontières de la Moldavie. | etc.); il contribua avec lui à Sur ceux-ci, voy. Joinville, | rétablir la concorde entre & 97. Baudouin et Boniface de Mont-

2. Manessiers de l'Isle. Ma- | ferrat (voy. plus haut, p. 65).

DÉFAITE D'ANDRINOPLE. 67 rere Baudouins et tuit li autre oistroient fors, se Johannis venoit a bataille.

Ainsi demorerent trés qu'au mercresdi des foiriez des Pasques!; et Johannis fu ja si aprouchiez qu'il fu logiez bien a cinc lieues d'eus. Et envoia courre devant leur ost ses Commains; et li criz lieve en l'ost, et s'en issent a desroi?, et chacierent les Commains une mout bone lieue mout folement:; et quant il s'en voudrent venir, ll Commain comencierent a traire sour eus mout durement, si lor navrerent de leur chevaus assez.

Ainsi s'en revindrent en l’ost, et furent mandé li baron en l'ostel Fempereeur Baudouin. Et prirent conseil, et dirent que mout avoient fait grant folie, qu'il avoient tant chacié tel gent qui estoient si legierement armé. La some deu conseil fu tel que, se Johannis venoit mais, qu'il oistroient fors et se rengeroient devant leur ost, et qu'enqui l’atendroient, et d'enqui ne se mouvroient. Et firent criër par toute lost que nus ne fust si hardiz qu'il passast cel ordenement pour cri ne pour noise qu'il oïst. Et fu devisé que Jofroiz li mareschaus garderoit devers la cité, et Manessiers de l'Isle.

Ainsi trespasserent cele nuit trés qu'au juesdi

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