Qu'on. Cf. p. 114, n
5. Comanderoit. « leur donnerait (aux prévôts) l'ordre en question. »
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EXTRAITS DE JOINVILLE. ne ER
fuert, qu'il li deüssent? dire. les causes. de Jeur courts. Et li rois dist qu'il ne le feroit autrement: car ce seroit contre Dieu et contre raison s'il constreignoit la gent a eus faire assoudre“ quant li clerc
leur feroient tort.
t Et de ce »,
fist li rois, « vous
en doing j'un Te deu conte de Bretaigneÿ, qui a plaidié set ans aus prelas de Bretaigne lousf escomeniiés, et tant a esplaitié’ que li apostoiles® les à condannés tous. Dont* se j'eüsse constreint le conte
1. À nul fuer, en aucune façon. Fuer (forum), d’abord marché. puis mesure, et enfin façon, sorte, n'existe plus que dans la locution au fur et à mesure, et comme mot savant dans le fur. intérieur (cf. le For-l'Evéque); il se retrouve comme nom géographique (Feurs, Loire, arr. Montbrison).
2. Deüssent.Anacoluthe.lJoinville mêle deux constructions différentes : «Ils lui dirent qu'ils ne le feraient à aucun prix et qu'ils ne lui diraient pas »; ou : « Ils lui dirent qu'ils n’accepteraient à aucun prix qu'ils dussent lui dire ».
3. Court. La distinction entre la juridiction laïque et la juridiction ecclésiastique était jalousement surveillée de part et d'autre. Les évêques auraient bien voulu disposer de la force publique, mais sans soumettre leurs'sentences au roi.
4. Assoudre. Gent, quoique singulier, se construit avec un attribut pluriel, et est de mône sujet d'un verbe pluriel (voy. pA426,2 19: p.439, 11492, etc.), à cause de l’idée collective que le mot exprime (comme en latin furba ruunt). Cf. p. 34, note 3.
». Bretaigne. Jean [°, fils de Pierre, qui prit part à la première croisade de saint Louis,
6. Tous. Tout accompagnant un adjectif s'accorde tou,ours avec lui; l’usage moderne est contraire à la véritable valeur de ces locutions. =
7. Esploilié Esploitier (de expl'cilare). proprement, déployer (de l’activité), s’efforcer, et souvent obtenir par ses efforts. à