ROGER BACON
Roger Bacon, professeur à Oxford (1214-1292)^ dans son Grand œum^ ! OpusmaÎTiSf qui est le monument scientifique le plus considérable dâj moyen âge, insista sur Tinutilité de la dialectique abstraite, sur la nécessité d'étudier la nature par l'observation et de la soumettre aux. lois du calcul mathématique. Il enrichit la science, et en particulier l'optique, de théories nouvelles, et surpassa sous presque tous les rapports, trois siècles à l'avance, son homonyme le chancelier Bacon. L'autorité ecclésiastique poursuivit et enferma pendant douze années dans un cachot, comme sorcier, celui qu'on avait nommé le docteur merveilleux, doctor mirabilis.
I^ Propre» <l*apré« Ro^er Bacon.
Sénèque n'a-t-il pas soutenu avec raison que les ancienuei opinions ont dû manquer d*exactitude et de solidité, quelei hommes encore grossiers et novices erraient à tâtons autour di la venté; que tout était nouveau pour ceux qui essayaient uni première fois, et qu'ensuite, par des efforts répétés, les méniei choses devenaient plus faciles et plus connues : en&n que noi commencement n'est parfait? Sénèque n*a-t-il pas dit encore: un temps viendra où ce qui est caché aujourd'hui se révélera aui générations futures? Pour dételles découvertes, il ne suffit ptf d*un jour, il ne suffit pas d'un siècle.
L'avenir saura ce que nous ignorons, et s'étonnera que noui ayons ignoré ce qu'il sait. Rien n'est achevé dans les inventiooi humaines, et nul n'a le dernitr mot. Plus les hommes sont noa^ vellenient venus dans le monde, plus étendues sont leurs la* }