DE FRANÇOIS P' ET DE CHARLES-QUINT
Bataille de Marignan.
Dès que François I" apprit que les Suisses s'avançaient contre lui, il s'apprêta à les recevoir vigoureusement . Le duché de Milan, qu'il avait espéré obtenir par une prudente négociation, ne pouvait plus être gagné que par une complète victoire. Son armée était échelonnée en trois lignes sur la route de Marignan à Milan. L'avantgarde, que commandait le connétable de Bourbon, campait au village de San-Giuliano, un peu au-dessous de San-Donato. Le corps de bataille, dont le roi s'était réservé la conduite, se trouvait à Sainte-Brigide, à un grand jet d'arc du connétable. L'arrière-garde, placée sous les ordres du duc d'Alençon, était à peu près à la même distance du corps de bataille du roi. L'armée ainsi disposée en échelons, tenant la chaussée de Milan sur sa gauche et appuyant sa droite à la rivière du Lambro, occupait un terrain couvert par des fossés, entrecoupé de petits canaux d'irrigation, où elle pouvait être protégée
1. Perrin; 2 vol. in-12, parus en partie dans la Revue des Deux Mondes de 1851-67; 1" édit., 1875; 5* édit., 1886. — L'ouvrage commence par une introduction sur la guerre d'Italie sôus Charles VIII et soîis Louis XII. II se termine, en 1350, sur la paix de Camhrai. Mais il devait sans aucun doute se continuer au delà : « Le traité de Cambrai », disait Mignet, « accorda François 1" et Charles-Quint sans les unir, il suspendit par une réconciliation apparente le cours de leurs naturelles inimitiés, et au fond il fut moins une paix qu'une trêve entre ces deux grands rivaux. » Le volume sur l'Abdication de Charles-Quint peut servir de conclusion à cet ouvrage.