Préface des Dix Ans. 1 cf. p
i.. Editée par dom Bouquet, | 3. Cf. ici, p. 37 et 38.
EXT. DES HIST. FR. [i
xvm INTRODUCTION.
jeltir CCS assises éternellement solides de l'histoire de France. — Mais en même temps il introduisait dans la science ce qu'on appelait déjà le romantisme : la recherche des traditions populaires et provinciales, le sens de la couleur locale et de la peinture historique, le récit faisant tahleau.
La contre-révolution de 1820 rendit à ces esprits d'élite le service de les renvoyer à leurs travaux. Barante et Guizot furent exclus du Conseil d'État; Guizot reprit au mois de décemhre sa place à la Sorhonnc. En janvier 1821, le Courrier français congédia Thierry, devenu trop sérieux pour les ahonnés de la province, trop hardi pour la censure*.
Alors, sans oublier les intérêts politiques qui avaient inspiré leurs premiers écrits, ils demandèrent à l'histoire, non plus des instruments de combat, mais l'occupation de leur vie et les jouissances de la vérité.
2° GUIZOT, DE 1822 A 1830. l'ÉGOLE philosophique*
Guizot se trouva le premier à « marcher dans la voie du siècle » : c'était l'aîné de tous, sa raison l'avait mûri avant l'âge, et les nécessités de l'enseignement avaient fixé sa méthode. Surtout, c'était un travailleur prodigieux, peut-être le plus énergique et le plus solide de son temps. Ajoutez à cela cette décision d'esprit, cette netteté d'organisation qu'il apporta dans ses travaux historiques comme dans le gouvernement de l'État.
En 1823, il publia les Essais sur V Histoire de France^.
Telle était encore la l'éputation de Mably, que Guizot voulut placer son livre sous le patronage posthume du grand honnne: il ne le fit paraître que comme complément aux Observations de Mably, dont il publiait en même temps une nouvelle édition. Mais, dès l'année suivante, ses Essais paraissaient à part.