‹ Extraits des historiens français du XIXe siècleChapitre 45 sur 246 · Cf. ioi, p. h · texte numérisé non relu

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Lvi INTRODUCTION.

et. des États généraux, depuis l'échec de la révolution communale jusqu'au triomphe de la monarchie absolue. C'est la jneilleure partie du livre : c'était alors la plus originale, et elle est demeurée le seul travail d'ensemble (jue nou3 possédions sur ce sujet. Du reste, sauf sur quelques points, Thierry a bien vu et bien parlé : la marche ascensionnelle des hommes de la bourgeoisie et le déclin simultané des institutions bourgeoises, la double politique de la royauté, élevant ceux-là pour renverser celles-ci, tout cela est présenté avec précision et clarté, et aussi avec une vie et un mouvement qui rappellent le conteur des temps mérovingiens*.

L'autre partie, plus lue et plus discutée, traite de la révolution communale.

Le principal morceau de cette partie est le « tableau de l'ancienne France nmnicipale » : c'est un essai de classement géographique des anciennes communes, suivant leur origine ou leur constitution :

« Le fond » de la révolution communale « est le même d'un bout à l'autre de la France actuelle : c'est un désir plus ou moins violent de substituer aux pouvoirs féodaux une magistrature élective ; quant à la forme, elle varie selon les zones du territoire. Au midi s'est propagée de ville en ville une constitution municipale venue d'Italie où les magistrats ont le titre de consuls; au nord s'est répandue de la même manière une constitution d'origine différente, la commune propre ment dite, ou la m-unicipalité organisée par association sous la garantie du serment. Ces deux courants de propagande constitutionnelle ont laissé neutre une zone intermédiaire où l'administration urbaine a conservé ses anciennes formes, soit intactes, soit diversement et faiblement moditiées. »

De toutes les parties de l'œuvre de Thierry sur le Tiers État, celle-là est la plus arbitraire. On semble reconnaître de nos jours que le système communal est loin de présenter des divisions géographiques aussi nettes et aussi compactes • peut-être aussi n'y a-t-il pas de différence essentielle entre le régime consulaire et le régime de la commune jurée, et ces diversités de noms n'entraînent-elles pas nécessairement des oppositions d'origine ou de constitution'^.

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