‹ Extraits des historiens français du XIXe siècleChapitre 68 sur 246 · Cf. p · texte numérisé non relu

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3. Voyez, en dernier lieu, le I i vie de M. Paul Guiraud ^^u r Fustel (/(■Coulanges (Hachette, 1897).

i. Litléralure anqlaise, t. IV,

îj. « Los grands cliang-emeuls r|iii paraissent de temps en temps dans la constitution des sociétés

ne peuvent être l'effet ni du hasard ni de la force seule. » Introduction.

6. C'est ce qu'a exprimé M. d'Ar bois de Jubainville dans son livre récent. Deux manières d'écrire rhisioirem%), en disant (p. 25G) :

« Fustel de Coulanges est un des héritiers de cette population civile », etc.

cil INTRODUCTION.

s'il a limité ses recherches à des problèmes déterminés de la vie du passé, la religion et les institutions, il a compris l'immensité du domaine historique :

« L'histoire n'étudie pas seulement les faits matériels et les institutions; son véritable objet d'étude est l'âme humaine; elle doit aspirer à connaître ce que cette âme a cru, a pensé, a senti aux différents âges de la vie du genre humain. »

Cinq ans plus tard, dans sa préface de l'Histoire de France (18G9), Michelet rappelait que son livre avait eu pour objet « le grand mouvement progressif, intérieur, de l'âme nationale* ». On sait avec quelle insistance Michelet parlait sans cesse alors, comme de la cause première des ti'ansformations historiques, « du travail incessant que fait sur soi toute société 2 » (1866). Dans la préface de sa Cité Antique, Fustel de Coulanges prononçait ces paroles, que Michelet n'eût point désavouées et qu'il a peut-être inspirées :

« L'intelligence humaine est toujours en mouvement, et à cause d'elle nos institutions et nos lois sont sujettes au changement. L'homme ne pense plus aujourd'hui ce qu'il pensait il y a vingt-cinq siècles, et c'est pour cela qu'il ne se gouverne plus comme il se gouvernait. »

L'action de Tocqueville est cependant plus marquée encore que celle de Michelet dans la Cité Antique. Le titre même de YUiJLroduction : « De la nécessité d'étudier les plus vieilles croyances des anciens pour connaître leurs institutions », semble calqué sur le début de la Démocratie en Amérique. Un des grands mérites du livre sur Y Ancien Fiégime et la Révolution est d'avoir montré combien, après 1789, les institutions, les habitudes, l'état d'esprit d'autrefois, ont persisté dans la France nouvelle, à son insu légataire universelle de la France monarchique. Fustel de Coulanges montrait dans son livre la longue persistance des traditions et des coutumes religieuses; et cette loi de la continuité n'a nulle part été plus admirablement définie que dans ces lignes de la Cité Antique :

« Le passé ne meurt jamais complètement pour l'homme. L'homme peut bien l'oublier, mais il le garde toujours en lui. Car,

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