‹ Extraits des moralistesChapitre 111 sur 299 · L\ VIK 1NTEM.K(:T11EI;LE · texte numérisé non relu

L\ VIK 1NTEM.K(:T11EI;LE

i^raiids inlôrèls et des plus grandes causes, la vérité, la patrie, la liberté, la justice. Que ceux qui ont l'oreille des foules prennent la résolution d'élever jusqu'à eux leurs auditoires et de ne leur jamais ofTrir que de mâles plaisirs et d'austères délices. Que la parole soit pour eux l'objet des plus nobles soins, l'objet d'un culte. A cette condition, ils rencontreront l'âme du public, qui leur donnera la plus belle récompense dont il dispose, l'autorité.

Gard.

Études momies. Des mœurs littc^raires.

(Hachette et G", éditeurs.)

1 — Le travaiL

L'école pessimiste méconnaît ces vérités élémentaires < ; elle répète sur tous les tons que la Volonté, dès qu'elle arrive à se connaître, se maudit elle-même en se reconnaissant identique à la douleurs et que le travail, auquel l'homme est condamné, est une des plus dures fatalités qui pèsent sur son existence.

Sans exagérer les choses d'un autre côté, sans méconnaître la rigueur des lois sous lesquelles se déploie la vie humaine et l'àpreté des milieux dans lesquels elle est comme encadrée, ne pourrait-on pas opposer à cette psychologie trop fantaisiste un tableau qui en serait la contre-partie, celui où l'on représenterait les joies pures d'un grand effort longtemps soutenu à travers les obstacles et à la fin victorieux, d'une énergie d'abord maîtresse d'elle-même et devenue maîtresse de la vie, soit en domptant la mauvaise volonté des hommes, soit en triomphant des difficultés de la science ou des résistances de l'art, du travail enfin, le véritable ami, lé vrai consolateur, celui qui relève l'homme de toutes ses défaillances, qui le purifie et l'ennobht, qui le sauve des tentations vulgaires, qui l'aide le plus efficacement a porter son fardeau à travers les longues -heures et les jours tristes, celui à qui cèdent pour quelques moments les

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