Salll'st., Bell. jKrjurtix., cap
2. Tacit., Ilist., 1. IV, caj. 37. — Annal., 1. I, cap. 53. 5. Tacit., HisL, l. l {fin).
A. Rerum novarum cupidine, et odio praesentiura. Tacit., Ilist.yl.U, cap. 8 (fin).
joug qu'à bien garder sa liberté : procacia plebis ingénia^ — impigrse Jinguœ, ignavi animi^.
Ne sçachant jamais tenir mesure ny garder une médiocrité iionneste; ou très bassement et vilement il sert d'esclave, ou sans mesure est insolent et tyranniquement il domine; il ne peut soufTrir le mors doux et tempéré, ny jouir d'une liberté reiglce, court tousjours aux extrémités, trop se fiant ou mesfiant, trop d'espoir ou de crainte. Ils vous feront peur si vous ne leur en faicles : quand ils sont effrayés, vous les baîToucz et leur sautez à deux pieds sur le ventre ; audacieux et superbes si on ne leur monstre le baston, dont est le proverbe : oings-le il te poindra ;poinds-le, il t'oindra : nil in vulgomodicum; — terrerc ni paveant; ubi perlimuerint, impune conienini; audacia turbidum, nisi vini nietuat; — aut servit huniiliter, aut superbe dominatur; libertatem, quœ média, nec spernere nec liabere -.
Très ingrat envers ses bienfacteurs. La recompense de tous ceux qui ont bien mérité du public, a tousjours été un bannissement, une calomnie, une conspiration, la mort. Les histoires sont célèbres de Moyse et de tous les prophètes, de Socrates, Aristides, Phocion, Lycurgus, Demosthene, Themistocles : et la vérité a dict qu'il n'en cschappoit pas un de ceux qui procuroient le bien et le salut du peuple^; et au contraire il chérit ceux qui l'oppriment, il craint tout, admire tout.
Bref, le vulgaire est une beste sauvage; tout ce qu'il pense n'est que vanité, tout ce qu'il dict est fauls et erroné; ce qu'il reprouve est bon, ce qu'il approuve est mauvais*, ce qu'il loue est infâme, ce qu'il faict et
i. Tacit., IHst., 1. III, cap. 52. — Salllst., Oral. Mardi.
2. Tacit., Annal, 1. I, cap. 29. — Ihid, 1. VI. cap. u. — Tit. Liv. 1. XXIV, cap. 25.