Qu'il a su troniiier
5. Avance, dans ce sens, s'employait plutôt au pluriel, au xvii* siècle coninie de nos jours.
4. Taitiifle fait une déclaration à Elmire, femme d'Orgon, et cette déclaration est le moyen dont se sert îMoliore pour démasquer l'hypocrite.
5. Fausse dévotion. (Note de La Bruyère.) La Bruyère avertit ses lecteurs, toutes les fois qu'il parle défavorablement de la dévotion^ que c'est de la fausse dévotion qu'il s'agit.
un billet, qu'il est bien sûr de ne jamais retirer. Il dit une autre fois et d'une manière certaine que rien ne lui manque, et c'est lorsqu'il ne lui faut qu'une petite somme. Il vante quelque autre fois publiquement la générosité de cet homme, pour le piquer d'honneur et le conduire à lui faire une grande largesse. Il ne pense point à profiter de toute sa succession, ni à s'attirer une donation générale de tous ses biens, s'il s'agit surtout de les enlever à un fils, le légitime héritier*. Un homme dévot n'est ni avare, ni violent, ni injuste, ni même intéressé. Onuphre n'est pas dévot, mais il veut être cru tel, et, par une parfaite quoique fausse imitation de la pieté, ménager sourdement ses intérêts : aussi ne se joue-t-il pas à la hgne directe, et il ne s'insinue jamais dans une famille où se trouvent tout à la fois une fille à pourvoir et un fils à étabhr-; il y a là des droits trop forts et trop inviolables; on ne les traverse point sans faire de l'éclat, et il l'appréhende, sans qu'une pareille entreprise vienne aux oreilles du prince, à qui il dérobe sa marche, par la crainte qu'il a d'être découvert et de paraître ce qu'il est. Il en veut à la hgne collatérale : on l'attaque plus impunément; il est la terreur des cousins et des cousines, du neveu et de la nièce, le flatteur et l'ami déclaré de tous les oncles qui ont fait fortune; il se donne pour l'héritier légitime de tout vieillard qui meurt riche et sans enfants; et il faut que celui-ci le déshérite, s'il veut que ses parents recueillent sa succession : si Onuphre ne trouve pas jour à^ les en frustrer à fond, il leur en ôte du moins une bonne partie : une petite calomnie moins que cela, une légère médisance lui suffit pour ce pieux dessein; et c'est e talent qu'il possède à un plus