‹ Extraits du Rouleau volant [microforme]Chapitre 6 sur 37 · Le nombre trois se présente encore à notre vue · texte numérisé non relu

Le nombre trois se présente encore à notre vue

ans le récit de Moïse sur la coiline à Rephidim, soutenu à droite et à gauche par Aaron et Hur. ‘Et il arrivait, lorsque Moïse levait sa main, qu'Israël était le plus fort; et lorsqu'il baissait sa main, Amelek était

le plus fort.’ Moïse tenait en sa main la verge de Dieu. — Nous voyons encore le trois symbolique dans

la requête que fit la mère des fils de Zébédée: ‘Ordonnez que mes deux fils, que voici, soient assis, dans votre royaume, l’un à votre droite et l’un à votre gauche.”

21. Nous terminons la considération du trois symbolique avec une autre remarque. Jésus dit, parlant en parabole: ‘Un homme avait un figuier, planté dans sa vigne. Il vint pour y chercher du fruit, et il n'en trouva point. Alors il dit au vigneron: Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n’en trouve point. Coupe-le: pourquoi occupe-til la terre inutilement?’ Or, la beauté de cette parabole nous échappe, si nous ne discernons dans ces trois ans les trois dispensations de deux mille ans chacune, six mille en tous, temps dans laquelle l'homme doit être fait, ou pour mieux dire, sera fait à l'image et selon la ressemblance de la Divinité. Nous n'avons traité que brièvement les sujets ci-dessus mentionnés, dans le but de vous préparer pour les vérités plus grandes et plus profondes qui ont été cachées depuis la création du monde.

22. Dans une époque bien reculée de l'éternité, tandis que cette planète, maintenant l'habitation de

l'homme, était encore sans forme et vide, et que les sans

1 Cor. 13: 9-13

Ex. 17: 8-12

Mat. 20: 21

Luc 13:

ténèbres étaient à la surface de l’abîime (un vaste chaos dans l'espace, figurant le corps de l'homme à son état présentement dégénéré), Satan, ou Lucifer, le principal ange du ciel, ayant habité dans l'Esprit de Christ, perdit l'état immortel par le mal qui se trouva en lui, mal qui fut cause de la révolte dans le ciel. Expulsé de l'Esprit de Christ, il fut précipité Apoe. ma: 7-9 Sur cette terre Par le grand Archange Michel, et avec lui furent expulsés tous les esprits désobéissants qui s'étaient aussi révoltés, et qui sont réservés pour le Jude 6 jugement du grand jour, enchaînés éternellement par les ténèbres. Comme il est écrit: ‘Te voilà tombé Es. 14: 12 du ciel, Lucifer, fils de l'aurore!” Dès lors cette terre est devenue le royaume de Satan et du pouvoir des Eph. 6:12 ténèbres, où les dominations et les esprits méchants qui sont dans les lieux célestes règnent comme le Dieu de ce monde. Cette terre fut donnée à Satan, mais il ne lui fut pas permis d'avoir un corps, il est resté toujours esprit. Ensuite l'Eternel Dieu forma l'homme (le corps) de ia poussière de la terre, et souffla dans ses narines une respiration de Vie (les deux esprits, le masculin et le féminin), et Dieu lui donna le nom d'Adam. L'homme était alors sans péché, vivant dans l'innocence; il demeurait dans le Paradis, ou Esprit de Dieu (ce sont des termes synonymes), qui est la résurrection des morts. Satan aussi demeurait dans le Paradis. Ainsi, Dieu créa l’homme à Son image. Il le créa à l’image de Dieu, Il les créa homme et femme: les deux esprits, le masculin et le féminin, dans un seul corps que Dieu nomma Adam. Et l'Eternel planta un jardin en Eden, du côté de l'orient, et I1 y mit l'homme qu’il avait formé, pour le cultiver et pour le garder. Les bêtes des champs et les oiseaux du ciel furent formés et amenés vers Adam, et il leur donna des noms. Adam vivait seul dans l'Esprit de Dieu, au jardin d’Eden, et il n'avait point

de compagne semblable à lui.

33. L'Eternel Dieu dit: [1 n'est pas bon que l'homme soit seul; je lui ferai une aide semblable à lui. Et Dieu fit tomber un profond sommeil sur Adam, qui . 18, a s’endormit. Mais combien de temps a-t-il dormi? ou depuis quand dort-il? Puis Dieu forma un autre corps qu'il nomma terre, et Il fit entrer Satan dans cette terre. Alors Christ, qui est la résurrection, et Jérusalem se retirèrent d'Adam, et il s'endormit. Satan vint avec l'esprit de la femme contre l'esprit

masculin, étant seul, et le surmonta, Car l'esprit masculin fut attiré par l'esprit féminin, et par là l'homme e trouva rempli de la même vie, le corps se transforma en terre ‘‘rouge,” et prit l'état mortel, devenu une âme vivante, vivant du mal qu'il avait reçu de Satan, qui est le père des impudiques, comme Eve en est la mère, ce que Jésus certifie dans Jean: ‘Vous avez pour père le diable.” Adam, ayant donc été surmonté Jn: 8: 4 par ces deux qui étaient plus forts que lui, perdit l'état immortel, et tomba dans l'état mortel, soumis à la vanité, mais non de son gré, jusqu’à ce que celui à qui l'homme fut soumis, et qui lui fait maintenant obstacle, soit détruit. Alors l'homme sera ramené à 2 Thes. 2: 7 son premier état, soumis seulement à Celui qui aura mis toute autre puissance sous Ses pieds. Il rendra manifeste on œuvre achevée, et l'homme sera fait enfin seigneur de la création par Celui qui dit dans l'origine: ‘Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance.” L'homme rétabli dans le Paradis, devenu comme Jésus, l'image, par le nettoiement de leur sang, vaincra le mal, et remplira la terre de ce Lien qu'il aurait dû manger au commencement. Mais Dieu, dans Sa sagesse, a laissé arriver le prem'er ce qui est, pour démontrer à la fin, quand Il viendra accomplir Sa parole, qu'il n'est point d'autre Dieu que Lui. Le mal fut donc semé dans la femme pour prouver à l'homme qu'il n’est point Dieu, ni même le Créateur, mais qu'il était, et reste encore une créature, soumise à la vanité. Ainsi, la femme était dans l'origine l’artre de la connaissance du bien et du ml ‘en. 2: 9 et elle est restée telle jusqu’à présent. Mais l’Eternei va maintenant séparer le bien d’avec le mal dans la maison d'Israël.

24. Dieu fit Jésus, Son Fils unique, inférieur aux Hé. 2: 9 anges; et Satan, obsédant la semence de la femme, la semence de la terre, dit qu'il Lui donnerait tous les royaumes du monde, si, en se prosternant, Il l’adorerait. Mais Jésus répondit: “Il est écrit: Tu adore-

ras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.” Met. 4: 9. 10

Jésus était de la pure semence de la femme, sans mélange du mal qui avait été placé dans la ville.

Satan n'avait donc rien en Lui. “Lui” seul pouvait

dire: ‘Qui de vous me convaincra de péché?” IlJn. 8: 46 était de la postérité d'Abraham selon là chair, afin

d'être un guide pour les enfants d'Abraham. Pendant

qu'il était dans le monde, Il était la lumière du monde; Jn. 9: 5

[1 faisait voir aussi la jumière du monde à venir, et comment l'hornime doit vaincre l. mal. Car aussi longtemps que l'homme est sans l'Esprit, il est soumis au mal, mais quand il sera dans l'Esprit immortel, le mal lui sera soumis. Tandis que Jésus avait l'Esprit immortel avec Lui, les malins esprits Lui étaient soumis, et ils Lui dirent: ‘Etes-vous venu ici pour nous tourmenter avant le temps?” Ils savaient qu'il était un temps marqué où ils seraient chassés de la | maison d'Israël, quand l'homme aurait l'Esprit de Dieu au lieu de l'esprit de Satan. Dès que la maison d'Israël entre dans les deux Esprits immortels (main-

tenant, dans la troisième veille), Satan doit servir

Dieu en eux; et bien qu'un grand nombre dans la chrétienté ait une portion de cet Esprit, pour le

salut de l’âme, ils sont totalement aveugles concernant l'immortalité du corps. Jésus a demeuré trois ans

dans cet Esprit, et pendant ce temps-là I1 était la

lumière du monde. Ji a promis d'envoyer l’autre Consolateur, qui demeurerait éternellement avec l’'hom-

| jn.igs16 ie. Mais quel est-il, ce Consolateur? C'est Christ | et Jérusalem céleste, dont le premier Adam et la première Eve étaient les figures. Ce sont ces deux

Esprits qui ramèneront l'homme de son état déchu.

pan. & 327 Car l'homme est devenu comme une bête des champs,

afin de subir une épreuve, et de parvenir à la connaissance de lui-même. Ainsi ces deux Esprits des cieux

unis aux deux 2sprits mortels de l'homme et de la femme, c’est-à-dire, deux célestes et deux terrestres,

sont les quatre Esprits des cieux et de la terre. Bien

Mat. 8: 29

Zech. 6: 5 que l’homme soit inférieur à Satan, dès lors Satan le servira forcément.

25. Car Jésus n'a pas pris la nature des anges, où esprits, mais celle de la postérité d'Abraham, afin que, mé. 2116 par les souffrances, I füt assis à la droite du pouvoir.

L'esprit de l'homme est de Dieu, et existait antérieurement à la création des corps de terre. Jésus était le frère aîné selon l'Esprit, et c'est ce qu'Il entendit Jn. 8: 58 par ces paroles: “Avant qu'Abraham fût, je suis.” Mais les pharisiens ne comprenaient pas Son discours, parce que l'Esprit n'était pas encore donné pour interpréter Ses paroles. Dieu accorda au fils cadet, Lucisti2 Adam, Sa requête pour le partage du bien, pour le , convaincre que Îa créature n'est pas le Créateur. S'il n'y avait pas de mal pour éprouver l'homme, il dirait qu'iiln'yena point de plus grand, point d'autre

Dieu que lui-même. Mais nous répétons que la créa-

ture a été soumise à la vanité, non de son gré, mais à

cause de Celui qui l'y a soumise, avec espérance. Rom. 8: 20

Adam se trouva assujetti à la vanité par le mal dans

lequel il était tombé; il alla se mettre au service du

bourgeois, et devint fils de Satan. L'espérance d’une Lue 15:15

vie incorruptible lui fut proposée, tandis qu'au frère

aîné il fut promis une vie immortelle. Dieu vit le

prodigue dès la fondation du monde, alors qu’il dit

que la semence de la femme écraserait la tête du

serpent; et de la semence de la femme Il fit venir le

veau gras dans Île premier an après le quatrième jour. Lue 15: 33

Comme il est écrit: “Ce sera un agneau sans défaut,

mâle, àgé d’un an.” “Yoici l'agneau de Dieu qui Ôte Ex. 12: 5

le péché du monde.” Le temps marqué pour le retour In: 1: 2

du prodigue est la troisième veille de la onzième heure

du sixième jour, ou sixième mille ans. C'est alors que

le Père le rencontre et l’embrasse: le baiser est l'alliance

de la vie du corps. Comine il est écrit: ‘Qu'il me

baise des baisers de sa bouche!” Après ces jours, je Cant. 1: 2

ferai une alliance nouvelle avec la maison d'Israël. Jér. 31: 33

Mais le fils aîné ne voulut pas entrer, et le père le pria

d'entrer. Jésus, ne voulant pas donner Sa vie pour

Son frère Adam, s'écria dans la douleur poignante

de l’âme: ‘Mon Père, s'il est possible, que cette

coupe s'éloigne de moi!” Mais le Père avait résolu Mat. 26: 39

de faire tuer le veau gras, afin que Son fils plus jeune

ne demeurât pas un serviteur des serviteurs. Et

tous ceux qui attendent le salut de l'âme, ne sont-ils

pas des serviteurs à gage? Luc 15: 17 26. Le corps de l'homme est encore sans forme, il

n'est pas encore fait à l’image de Dieu. Un, Jésus-

Christ, est fait à l'image; et la suprême espérance de

la nouvelle maison d'Israël est d'obtenir que les corps

de notre humiliation (la vieille maison) soient trans-

formés et rendus conformes au corps de Jésus-Christ.

Le corps de la femme est encore sans forme, n’est pas

à l’image de Dieu; mais Dieu vaincra par la lumière

inférieure. C'est en vain qu'on cherchera Christ

pour la vie de la chair, sans Sa bien-aimée: ‘Où est

allé ton bien-aimé, Ô la plus belle des femmes? De

quel côté ton bien-aimé s'est-il dirigé? Nous le Cant. 6: 1

chercherons avec toi.” ‘Non, je vais passer toute la

nuit dans les champs.” La nuit, c'est le mal, les .

ténèbres, et elle règne à présent. Mais le matin vient,

et qua le mal ne sera plus, l'étoile du matin Se

2 Pier, 1: 19

Rom, 7: 24

jèvera dans le cœur de l'homme.

27. L'apôtre Paul vit la vie du corps, mais sachant qu'elle ne pouv'it s'obtenir de son temps, il en était malheureux; il a gagné le salut de son âme, et il voulait encore que son Corps fût délivré de la mort. Nous croyons qu'il y a aujourd’hui dans la chrétienté bien des milliers de Chrétiens, dans toutes les communions, qui recevront Îe salut de l'âme; de cela ils sont satisfaits, et ne demandent rien de plus, ou demandent mal. Mais ceux qui sont de la véritable postérité d'Abraham (et nous aimons à croire qu'il y en a parmi vous), qui ne sont pas satisfaits, et qui, comme l’apôtre, gémissent en esprit pour être délivrés de ce corps de mort, à ceux-là nous disons: Chargez-vous du joug de Christ, il est doux; apprenez de Lui et non de l'homme, et vous trouverez du repos pour vos âmes Mat. 11: 20, soinquiètes. Nous nous proposons, avec l’aide de Dieu, d'en rendre la voie claire pour vous, et le repos que vous trouverez de vous-mêmes, au moyen de Son joug, sera bien plus doux que le repos que vous aviez trouvé premièrement quand, lourdement chargés, ayant gravé le mont Calvaire, vous avez rejeté votre fardeau au pied de la croix, lorsqu’Il vous a donné le repos que vous cherchiez. Suivez-nous de près par cette série

de discours, et nous essaleérons de vous montrer le chemin, la vérité et la vie.

28. Le soleil, la lune et les étoiles sont de l'éternité. gas s. “HE Dieu dit: Ju la lumière soit! Et la lumière Ps ws.1,2 fut,’ laquelle est Sion: le Christ et la Jérusalem céleste,

qui sont de toute éternité. Il fit aussi les étoiles; Il fit les esprits de ceux qui devaient revêtir l’immortalité. “ Alors que les étoiles du matin éclataient en chants d'allégresse, et que tous les fils de Dieu poussaient Job, 38: 7 des cris de joie.” Cela est dit de ceux qui revêtiront l'immortalité, chose qui reste à s’accomplir; mais voici le temps, il est proche, pour l’accomplissement de toutes choses. ‘Je suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il serà sauvé; il entrera et il sortira, et Jn. 10: 9 il trouvera de la pâture”; c'est-à-dire que si nous entrons par la porte de l'arche Christ, nous pourrons à volonté entrer dans l'Esprit, et sortir de l'Esprit. Satan n'aura rien en eux quand leur sang sera nettoyé. Car la loi de l'Esprit de vie en Jésus-Christ affranchit Rom, 8:2 tout homme de ia oi du péché et de la mort. Le mal dans le corps de l’homme est le bouc émissaire, Satan; Lev. 16:21 il en sera chassé, et n’habitera plus jamais cette terre-

jà. La femme le chassera à la fin, elle qui fut la première à le recevoir. Satan est en scandale à toute la postérité d'Abraham, comme il est écrit: ‘Satan, tu m'es en scandale; car tu ne conçois pas les choses de Dieu, tu n'as que des pensées humaines,’ Notre Mat. 16: 33

l'esprit féminin, les nomma ensemble ‘‘Adum'' au jour qu'ils furent créés, et les mit dans un même corps: ce corps fut appelé un jardin. Ce corps était alors immortel, parce qu'il était dans l'Esprit immortel, savoir, le Paradis. Dans ce corps Dieu Lui-même plaça deux principes, qu'il appela le bien et le mal, comme il est écrit: 4 Ÿ aura-t-il dans la ville quelque mal sans que l'Eternel en soit l'auteur?’ Dieu COM- Amos. 3: 5 manda à l’homme d’être fécond, de multiplier, de Gen. 1: 28 remplir la terre et l'assujettir; signifiant qu'il dut assujettir le mal dans le corps, et que, s’il ne le faisait pas, S'il manquait de le subjuguer et le crucifier, alors il serait lui-même subjugué par le mal, qui rendrait son corps sujet à la mort. La mort est une séparation du corps d'avec l'esprit ‘À celui qui vaincra (le mal), je donnerai à manger de l'arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu.” Vaincre le mal, c'est exé- Apoc. 2: 7 cuter le commandement donné dans l’origine de cultiver et de garder le jardin d'Eden, ou Paradis.

3. Dieu fit alors un autre corps, comme of vient de voir, fait d'une côte prise du côté de l’homme, et Il y mit l'esprit féminin pour en faire agir les membres. Gen. 2: 22 L'homme, Adam, la nomma femme: c'est elle qui est l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Ne vous étonnez pas, chers amis, que l’homme et la femme soient appelés des arbres. C'est le langage des Ecritures, et quiconque sonde les Ecritures s’en convaincra. C'est un langage figuré, et la parole de Dieu est remplie de types, d'ombres, de similitudes, de paraboles. Isaïe parle des chênes de la justice, arbres plantés par l'Eternel. Jésus s'appelle la vigne, Es, 61: 3 vous en êtes les sarments. Paul distingue le Juifjn. 15: 5 du Gentil en appelant celui-là un olivier naturel, et celui-ci un olivier sauvage. La femme est l'arbre Rom. 11:24 de la connaissance du bien et du mal, et défense est faite à l'homme d'en manger à son état impur. Cette loi est clairement prescrite dans le 15ème chapitre du Lévitique. L'Eternel déclare l’homme souillé, Lev. 15: 19

et la loi de la nature enseigne à tout homme la même

chose, s'il prend de l'arbre à son état d'impureté, ou

ter. 13:23 pendant les sept jours suivants. Ces sept jours figurent les sept mille ans, car Satan n'est complètement détruit qu'après les sept mille ans écoulés.

31. C'est tandis que l'arbre de la connaissance du bien et du mal jetait ses feuilles, au temps de son impureté, que la femme fut séduite par le serpent; alors la femme gagna l'homme. ‘Car ce n'est pas Adam qui a été séduit, c'est la femme qui, séduite,

4 Tim, 14 s’est rendue coupable de transgression.” Ce même à mal qui s’est inoculé dans le sang y est resté, et a été | transmis de génération en génération, du père au fils; et pour cette raison nous portons aujourd'hui le mal de nos aîfeux, qui ont mangé ie raisin vert, et les dents Es. 13: 2 des enfants en sont agacés. Et l'âpreté, loin de diminuer pour avoir passé à travers tant de générations, s'est plutôt accrue, car on a commis ce mal dans tous les siècles, et il va s'envenimant parmi les Gentils à mesure que la fin approche. ‘Et parce que l’iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se repra sas froidira.” Voici les traits caractéristiques du plus grand nombre dans ces derniers jours: ‘Sans affection naturelle, rebelles à leurs parents, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l'apparence de la piété, mais en avant renié la force, apprenant toujours, et ne pouvant : Tim. « 7 jamais arriver à la connaissance de la vérité.” ‘Mais les hommes méchants et imposteurs avanceront toujours plus dans le mal, égarant les autres, et égarés : Tim. 3:13 eux-mêmes.”

32. Cependant, chose étrange! à l'encontre de toute cette évidence, une grande partie de la chrétienté croit fermement à la conversion de ce monde, de ce royaume de Satan, et dans ce but ils courent la mer

pra. ss et la terre pour faire un prosélyte. Les diverses sectes luttent à l'envie pour gagner la prépondérance numérique. Mais en face de cette profession si générale, nous proclamons aujourd’hui à tous les hommes, que Tyr et Sidon seont traités moins rigoureusement Mat «1. >> au jour du jugement que cette génération. Et malgré toutes les vanteries qu'on fait de ce siècle, de son avancement, de ses progrès, de sa civilisation, etc. nous affirmons que jamais il n’a régné dans le royaume 4 de Satan de plus épaisses ténèbres spirituelles qu'à 4 l'heure présente. Oui, le mal inoculé dans le sang au $ début, ést devenu doublement vénéneux par le mélange

Lnttatieiiteinntestes

PATOMTU NE.

réciproque. Témoin l'accroissement du crime dans les villes de Paris, Londres, New York et autres. Les rapports de la police font frémir, tant y paraissent énormes les pas que fait le mal dans ces derniers jours. Paul aussi rend témoignage de cette convoitise dans la chair quand il dit: ‘Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire dars ma chair. Ainsi donc, moi-même, j'obéis par l'esprit à la loi de Dieu, et par la chair, à la loi du péché.”

3. L'arbre de la connaissance du bien et du mal, étant à son état de souillure, donna son fruit à l'homme, qui, en ayant mangé contre une défense formelle, se trouva implanté de la même mauvaise semence, laquelle est comparée à l'ivraie dans la parabole de Jésus; et l'homme n'ayant pas en lui, ainsi qu'a la femme, le moyen de purifier sa semence, est resté un vase gâté, une plante dégénérée, un arbre corrompu. Le tout est malade, et tout le cœur est souffrant. De la plante du pied jusqu'à la tête, rien n’est en bon état: ce ne sont que blessures, contusions, et plaies vives. On vous le demande: Comment donc sa postérité serait-elle pure? Cain, le premier-né d'Adam, n'a-t-il pas tué son frère? le fruit corrompu prouvant que l'arbre s'était corrompu. Comment donc nous étonne de l'accroissement du crimr autour de nous? Rien d’étrange de voir tant d'enfants faibles, maladifs, désotéissants, auxquels on permet de violer impunément les lois de Dieu et de la nature, lois que la nature elle-même a gravées dans leurs cœurs, et qu'ils transgressent tous les jours. Mais leurs pères et mères y ferment les yeux, ou Eien, par une fausse modestie, provenant d'une conscience de leurs propres actes impurs d'autrefois, n'osent enseigner à leurs enfants cette loi écrite sur la face de toute la nature: TÉE qu'un homme aura semé, il le moissonnera aussi.” Peut-on s'étonner qu'ils grandissent idolâtres d’euxmêmes, avares, vains, orgueilleux, tlasphémateurs, calomniateurs, incontinents, cruels, ennemis des gens de bien? Peut-on s'étonner de l'embarras des gouvernements, ne sachant que faire en vue de la multiplication de l'ivraie, dont les vastes champs mürissent toujours pour l'hôpital, la prison, l'asile des aliénés, l'échafaud et le cimetière des indigents? Peut-on s'étonner des guerres et des bruits de guerres, des pestes, des famines, des misères et des souffrances qui nous entourent de tous Îles côtés? Peut-on s'éton-

Mat. 13

Es, 1: 8:

Ja. 20:

Actes 16: 31

ner que les jugements de Dieu soient à la veille de tomber? La mort même ne serait-elle pas préférable à de telles boucheries, à de telles scènes de carnage et de dévastation?

34. Mais tout ce mal s'aggrave à nos yeux par le fait qu'il s'en fait tant sous les ailes du christianisme, à l'ombre de milliers de clochers qui, comme autant de Babels, se dressent sur des hauts lieux, situés dans des enclos, au milieu de la mort, entourés de sépulcres blanchis pleins d'ossements de morts. Chaque clocher porte sur soi l'inscription des nombreuses faces de veuves qui ont été écrasées dans la poussière pour la construction du sphinx géant. Ils sont là solitaires, avec une froideur de pierre, ayant des veux qui ne voient pas, sourds, indifférents aux enfants pitoyables sans père, à la veuve et à l'orphelin qui passent en frissonnant, délaissés, sans foyer ni ami. Si nous gravissons les marches de pierre et entrons dans l’édifice, nous nous voyons entourés partout des emblèmes de la mort. On présente à nos regards un Sauveur mourant; mais peu souvent, ou jamais on ne parle du thème le plus glorieux d’un Christ vivant, de l'espérance de l'immortalité. On ne nous parle que du salut de l'âme, point d'espoir pour le corps: à cette connaissance ils sont aussi morts que leur entourage. Nous entendons la plainte d’une pauvre femme: ‘‘Ils ont enlevé mon Sauveur, et je ne sais où ils l'ont mis.” Ils cherchent le corps mort de Jésus, et n’adorent que celui-là. Du haut de la chaire une voix s'élève: ‘* Crois au Seigneur Jésus-Cirist et tu seras sauvé.” Puis le chœur entonne un cantique: ‘Salut! à quel son joyeux!” ou bien: ‘C’est la religion qui nous console à l'heure de la mort.” C’est toujours la mort, rien que la mort. Ils font et renouvellent leur alliance avec la mort.

35. Comprenez-nous bien, chers amis; nous voudrions que tous les hommes fussent croyants en Christ. Mais où est la nécessité pour ces docteurs humains de poser toujours le fondement de la repentance des œuvres mortes et la foi en Dieu, de le poser et le reposer perpétuellement, rabâchant sur la foi, le baptême, la mort, la résurrection et le jugement éternel, qu'ils appellent une damnation éternelle, une misère sans fin dans un lac de feu? Non, nous voudrions les voir laisser les éléments et conduire les hommes à la perfection, savoir, ‘‘la rédemption de notre corps.” Trouvez-vous étrange, chers auditeurs, que nous ai-

La. 284 Hu id

mions mieux rebrousser chemin pour écouter ce court sermon prêché par le - ‘faiteur, les pieds et les mains liés au bois? Comn..u. s'empêcher de demander: Est-ce bien ici le dix-neuvième siècle? Rien d'’étonnant, cependant, car toutes ces choses n'ont-elles pas été prédites? En réverie, nos pieds nous mènent involontairement au sommet de la montagne. La scène toute entière se déroule devant nous. En esprit, nous remontons à la première heure du jour, quand ce jour était encore dans l'enfance, il y a 1345 ans. Nous pensons voir Jésus dans les rues de Jérusalem, s'acheminant vers le temple. Il y entre, et avec un fouet de petites cordes, nous Le voyons chasser ceux qui vendent des bœufs, des brebis et des pigeons, renverser les tables des changeurs, répandre leur monnaie, et les chasser du temple. Nous entendons Ses paroles: ‘Otez cela d'ici, ne faites pas de la

maison de mon Père une maison de trafic.” Nous Jn. 2: 13-16

retraçons Ses pas quand Il gravissait la montagne des oliviers, nous voyons les larmes de sympathie et de compasson coulant sur Son visage. Il parle, nous écoutons: ‘‘ Jérusalem, Jérusalem, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins Ssu:s ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu! Voici, votre maison vous sera aissée déserte. ‘Voyez-vous tout ce’ a? Je vous Île dis en vérité, il ne restera pas ici pierre sur pierre ati ne soit renversée.'” Le sang se glace dans nos veines en nous demandant: ‘Quand ces choses arriveront-elles?’”’ ‘Lorsque vous verrez l'abomination de la désolation établie en lieu saint.” Regardez la femme vêtue de pourpre et d écarlate, parée d'or, de pierres précieuses et de perles. Elle tient dans sa main une coupe d'or, remplie d'abominations et des impuretés de sa fornication. Sur son front est écrit un nom, (Chrétienté Apostate), un mystère: ‘‘Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre. Et, en la voyant, je fus saisi d’un grand étonnement.”

36. Mes chers amis, en parlant de la sorte, nous voulons être tien compris. Nous ne parlons pas dans un esprit injurieux, Dieu nous en garde! Nous n'osons porter même contre Satan une accusation injurieuse, le Seigur nous reprendra l'un et l’autre. Mais il nous faut annoncer des choses qui ont été cachées depuis la création du monde. — Mais, dira-t-on, vous

Mat. 23: 37, 38

Mat. 24: 2

Mat. 24: 15

Apoc. 17: 4-6

Jude 9

meer

Actes 17:11

Gen. 3: 6

Prov. 30: 15. 16

Apoc. 20:2,3

Mat. 24: 22

avez signalé le mal, quel en est le remèr-? Pour Île présent, nous vous renvoyons aux lois de ineu et de la nature, avec recommandation, premièrement, de bien étudier le quinzième chapitre du Lévitique, et de suivre avec attention, d'un tout à l'autre, cette série de discours (qui seront prononcés à mesure que Dieu nous en donnera ia force), tenant vos regards fixés sur Dieu seul. Nous vous exhortons à ne pas ajouter foi à tout esprit, mais à éprouver les esprits pour savoir s'ils sont ou non de Dieu. ‘fout ce que nous disons, jugez-en d'après la parole de Dieu. Prenez toujours pour règle: ‘A la loi et au témoignage S'ils ne parlent pas conformément à cette parole, la lumière du matin ne sera pas pour eux.” Suivez le digne exemple des Béréens, examinez les Ecritures pour vous-mêimes, pour savoir si les choses que nous disons s'accordent avec l'étalon pour Île poids et pour la mesure.

37. Pour reprendre le sujet de l'origine du mal, nous terminons en disant: La femme est la ville, le mal y fut déposé, et l'homme n'en prit point avant que la femme lui en eût donné. Le mal fut dépo:é dans la femme, et procède d'elle par l'attrait du malin. Le mal, on l'a déjà vu, était dans Lucifer avant que celui-ci fût chassé de l'Esprit immortel, ou Paradis, et ce mal qui vient de lui est insatiable; il est co‘nme le sépulere, comme la mer. ‘Trois choses, dit Salomon, sont insatiables, quatre ne disent jamais: Assez! Le séjour des morts, la femme stérile, la terre qui n'est pas rassasiée d’eau, et le feu, qui ne dit jamais: Assez!” Il en est ainsi du mal en tout homme; bien qu'on soit né riche, on n'est jamais satisfait. Le sixième jour Satan sera enchaîné dans la terre, c’est-à-dire, dans le cœur de l’homme, jusqu'au septième, et le temps est abrégé au sixième à cause des élus. Ce qui est abrégé du temps, il l'aura après le septième, quand il s'élèvera de nouveau en rékellion. Mais en attendant que le mal soit enchaîné, n'êtes-vous pas maîtres de choisir le bien ou le ma! de l'arbre? L'esprit de l'homme est bon, mais l'esprit du mai dans la ‘vie mortelle" laisse entrer Satan. Car, expulsé d'1 Paradis, il fut précipité sur la terre: toutefois, il ne peu‘ entrer dans la vie mortelle qui entre dans l'immortalité. Il fut autorisé à éprouver l'esprit de l'homme, pour constater S'il est bon ou pervers. Jésus, la semence de la femme,

n’a-t-Il pas comparé l'homme aux artres, aux brebis,

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