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2. Deux corps qui, au temps de Voltaire, sout ligués contre les
« lumières », conlrc la diirusion de l'esprit philosophique : ce trait est une épigramme.
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police ne fut longtemps connue f^u'eu France. Il rendre les poids et les mesures uniformes dans ses Étals, comme ils l'avaient été du temps de Charlemagne. Enfin il prouva qu'un méchant homme peut faire le hien public, quand son intérêt particulier n'y est pas contraire.
Les impositions, sous Cliarles Vil, indépendamment du domaine', étaient de dix-sept cent mille livres de compte-. Sous Louis XI, elles se montèrent jusqu'à quatre millions sept cent mille livres; et la livre étant alors de dix au marc^, cette somme revenait à vingt-trois millions cinq cent mille livres d'aujourd'hui. Si, en suivant ces proportions, on examine les itrix des denrées, et surtout celui du blé qui en est la base, on trouve qu'il valait la moitié moins qu'aujourd'hui .< Ainsi, avec vingt-trois millions numéraires, on faisait précisément ce qu'on fait à présent avec quarante-six.
Telle était la puissance de la France avant que la Bourgogne, l'Artois, le territoire de Boulogne, les villes sur la Somme, la Provence, l'Anjou, fussent incorporés par Louis XI à la monarchie française. Ce royaume devintl bientôt le plus puissant de l'Europe. C'était un fleuveA grossi par vingt rivières, et épuré de la fange qui avait si J longtemps troublé son cours.
Les titres commencèrent alors à être donnés au pouvoir. Louis XI fut le premier roi de France à qui on donna quelquefois le tjtre de__nia]esié, que jusque-là l'empereur \ seul avait porté, mais que la chancellerie allemande n'a jamais donné à aucun roi, jusqu'à nos derniers temps. Les rois d'Aragon, de Castille, de Portugal avaient le titre d'dUesse : on disait à celui d'Angleterre, votre grâce; on aurait pu dire à Louis XI, voire despotisme.