Maupeou. i losdouxépouxabsous, mais la veuve
£. Le procès fui eu elfel révise, I n'obtint aucun dédommagement.
traire prononcé au mépris des lois et de la raison. On n'y voit d'autre motif, sinon celui-ci : « Mourez, parce que telle est ma volonté. »
La France se flatte que le chef de la magistrature qui a réformé tant de tribunaux, réformera dans la jurisprudence elle-même ce qu'elle peut avoir de défectueux et de funeste.
Peut-être l'usage affreux de la torture, proscrit aujourd'hui chez tant de nations, ne sera-t-il plus pratiqué que dans ces crimes d'État qui mettent en péril la sûreté publique*.
Peut-être les arrêts de mort ne seront exécutés qu'après un compte rendu au souverain ; et les juges ne dédaigneront pas de motiver leurs arrêts à l'exemple de tous les autres tribunaux de la terre.
On pourrait présenter une longue liste des abus inséparables de la faiblesse humaine qui se sont glissés dans le recueil si immense et souvent si contradictoire de nos lois, les unes dictées par un besoin passager, les autres établies sur des usages ou des opinions qui ne subsistent plus, ou arrachées au souverain dans des temps de troubles, ou émanées dans des temps d'ignorance.
Mais ce n'est pas à nous, sans doute, d'oser rien indiquer à des hommes si élevés au-dessus de notre sphère; ils voient ce que nous ne voyons pas; ils connaissent les maux et les remèdes. Nous devons attendre en silence ce que la raison, la science, l'humanité, le courage d'esprit et l'autorité voudront ordonner.
(La méprise d'Arras.)
1. Noter la restriction : aiijour- 1 politiques que les mœurs accordent tl'hui c'est aux criminels d'Élat ou I le plus d'iiitlul^ence
r.20 EXTRAITS EN TROSE DE VOLTAIRE.