A MADAME LA DUCHESSE DU MAINE
Lum'nille, ce 14 août (1740).
Madame, Votre Altesse Sérénissinie est obéie, non pas aussi bien, mais du moins aussi promptement (pi'elle mérite de l'être. Vous m'avez ordonné Catiliiia^, et il est fait. La pelite-fdle du grand Condé, la conservatrice du bon goût et du bon sens, avait raison d'être indignée de voir
rnêmc (i" avril i7-Soi; et prccisémeiil grâce :"i d'Argenson, aux foncti ins d'iiisloi'iograplie.
1. Anne-Louise. île Boiirljon, pclili'-lille du grand Condé, née en 167(5, morte en 17o3. Elle avait é|iousé le duc du Maine, (ils de Louis XIV et (le Mme de Montespan.
Elle s'était personnellement compromise dans Li conspiration de (leilamare (1718), afin de faire passer la régence des mains du duc d'Orl;}ans dans celles de son mari. Cette princesse, très spirituelle, mais non sans quelque puérilité dans ralfcclation, tenait dans son château de Sceaux une véritable cour; elle s'y était entourée, en divers temps, de gens de letli-es tels que Jlalezieu, l'abbé Genest, Fontenelle, el de femmes d'un esprit dislingué, telles que Mme du DelTant et la célèbre Mlle de Launay-S(aal, sa femme de chambre.