Cesoat.ùine IvpnownaetElisa- I 5. Foudée en
rautés à Archangel, à Pélersboursr, à Astracan, à Azof; des arsenaux, des hôpitaux; il faisait toutes ses maisons petites ^ et de mauvais goût ; mais il prodiguait pour les maisons publiques la magnificence et la grandeur.
J^s sciences, qui ont été ailleurs le fruit tardif de tant de siècles, sont venues par ses soins dans ses Etats toutes perfectionnées. Il a créé une académie sur le modèle des sociétés fameuses de Paris et de Londres : les Delisle, les Bulfmgcr, les Uermann, les Bernouilli, le célèbre Wolf, homme excellent en tout genre de philosophie, ont été ajipelés à grand frais à Pétersbourg. Cette académie sul> siste encore, et il se forme enfin des philosophes moscovites.
Il a forcé la jeune noblesse de ses Étals à voyager, à s'instruire, à rapporter en Russie la politesse étrangère. J'ai vu de jeunes Russes pleins d'esprit et de connaissances. C'est ainsi qu'un seul homme a changé le plus grand eml)ire du monde. Il est affreux qu'il ait maniiué à ce réformateur des hommes la principale vertu, l'humanité. De la brutalité dans ses plaisirs, de la férocité dans ses mœurs, de la barbarie dans ses vengeances, se mêlaient à taut de vertus. 11 poliçail ses peuples, et il était sauvage. Il a, de ses propres mains, été l'exécuteur de ses sentences sur des \y^ criminels': et dans une débauche de table il a fait voir,^--' sou adresse à couper des tètes. II y a dans l'Afrique des souverains qui versent le sang de leurs sujets de leurs niLÙus; mais ces monarques passent pour des barbares. La mort d'un fils qu'il fallait corriger ou déshériter rendrait la méuiuire de Pierre odieuse-, si le bien qu'il a fait à ses