XI — CHARLES XII A DRESDE
L'armée était déjà en marche, et passait auprès de Dresde : Charles était à la tète, courant toujours, selon sa coutume, deux ou trois cents pas devant ses gardes. On le jierdit tout d'un coup de vue : quelques officiers s'avancèrent à hride abattue pour savoir où il pouvait être : on couiul de tous côtés, on ne le trouva point : l'alarme est en un moment dans toute l'armée : on fait halte; les généraux s'assemblent; on était déjà dans la consternation; on apprit enihi d'un Saxon qui passait ce qu'était devenu le roi.
L'envie lui avait pris, en passant si près de Dresde, d'aller rendre une visite au roi Auguste- ; il était entré à cheval dans la ville, suivi de trois ou quatre officiers généraux; un leur demanda leur nom à la barrière : Charles dit qu'il s'appelait Cari, et qu'il était dj'aban^; chacun prit un nom supposé. Le comte Flemming*, les voyant passer dans la place, n'eut que le temps de courir avertir son maître. Tout ce qu'on pouvait faire dans une occasion pareille s'était déjà présenté à l'idée du ministre : il en parlait à Auguste; mais Charles enti'a tout botté dans la chambre,