L'élecleur de Saxe, qu'il vc- 3. Garde du corps
uait de chasseï du trône de Pologne. ' 4, Premier ministre de l'élecleur.
avîint (ju'Auguste eût eu même le temps de revenir de sa surprise. Il était malade alors, et en robe de chambre : il ^babilla en hâte. Charles déjeuna avec lui comme un voyageur qui vient prendre congé de son ami; ensuite il voulut voir les l'orlificalions. Pendant le peu de temps ([u'il prnploya à les parcourir, un Livonien proscrit en Suède, (pii servait dans les troupes de Saxe, crut que jamais il ne s'oflVirail une occasion plus favorable d'obtenir sa grâce; il conjura le roi Auguste de la demander à Charles, bien sûr (pie ce roi ne refuserait pas cette légère condescendance à un prince à qui il venait d'ôter une couronne, et entre les mains duquel il était dans ce moment. Auguste se chargea aisément de cette affaire. Il était un peu éloigné du roi de Suède, et s'entretenait avec Hord, général suédois. « Je crois, lui dit-il en souriant, que votre maître ne me refusera pas. — Vous ne le connaissez pas, repartit le général liord : il vous refusera plutôt ici que partout ailleurs. )) Auguste ne laissa pas de demander au roi en termes pressants la grâce du Livonien. Charles la refusa d'une manière à ne se la pas faire demander luie seconde fois. Après avoir passé quelques heures dans cette étrange visite, il embrassa le roi Auguste, et partit. Il trouva, en rejoignant son armée, tous ses généraux encore en alarmes; ils lui dirent (pi'ils comptaient assiéger Dresde, en cas qu'on eût retenu Sa Majesté prisonnière, a Bon, dit le roi, on n'oserait. » Le lendemain, sur la nouvelle qu'on reçut que le roi Auguste tenait conseil extraordinaire à Dresde : « Vous verrez, dit le baron de Strœolheim', qu'ils délibèrent sur ce qu'ils devaient faire hier. » A quelques jours de là Rehnskold^, étant venu trouver le roi, lui parla avec étonnenient de ce