Dil-on des "alanleries en latin
Virgile. « Mais qu'appreiidra-t-il donc? car encore faut-il qu'il sache quelque chose; ne pourrail-on pas lui montrer un peu de géograpliie? — A quoi cela lui servira-t-il? répondit le gouverneur. Quand M. le marquis ira dans ses terres, les postillons ne sauront-ils pas les chemins? ils ne l'égareront certainement pas. On n'a pas besoin d'un quart de cercle pour voyager, et on va très commodément de Paris en Auvergne sans qu'il soit besoin de savoir sous quelle latitude on se trouve.
— Vous avez raison, réphqua le père; mais j'ai entendu parler d'une belle science, qu'on appelle, je crois, Vasironomie. — Quelle pitié! repartit le gouverneur; se conduilon par les astres dans ce monde? et faudra-t-il que M. le marquis se tue à calculer une éclipse, quand il la trouve à point nonjiiiâ dans l'almanach, qui lui enseigne de plus les l'êtes mobiles, l'âge de la lune ' et celui de toutes les princesses de l'Europe? »
Madame fut entièrement de l'avis du gouverneur. Le petit marquis était au comble de la joie. Le père était très indécis. « Que faudra-t-il donc apprendre à mon llls? disaitil. — A être aimable, répondit l'ami que l'on consultait; et, s'il sait les moyens de plaire, il saura tout : c'est un art qu'il apprendra chez Mme sa mère sans que ni l'un ni l'autre se donnent la moindre peine. »
Madame, à ce discours, embrassa ce gracieux ignorant, et lui dit : « On voit bien, monsieur, que vous êtes l'homme du monde le plus savant; mon fils vous devra toute son éducation : je m'imagine pourtant qu'il ne serait pas mal qu'il sût un peu d'histoire. — Hélas! madame, à quoi cela est-il bon? répondit-il. Il n'y a certainement d'agréable et d'utile que l'histoire dujour. Toutes les histoires anciennes,