‹ Extraits en prose de VoltaireChapitre 7 sur 259 · Classement par ordre alpliabélique · texte numérisé non relu

Classement par ordre alpliabélique

suv IMr.ODLCTlON.

Correspondance. — Un nombre relativement petit des lettres de Voltaire avait paru de son vivant. I/édition dite de KcliU commencée en 1784, est la jn-emière qui ait fait une large place à la Correspondance. Depuis, elle n'a cessé de s'enrichir. Parmi les recueils principaux ligurent : les Icllrcs à Frédéric le Grand, publiées en 1802; la correspondance avec le président de Brosses (185t)); les deux volumesdeJDl.de Cayrol et Krançois (1856) ; les Vrnic.-i lettres de Voltaire à l'abhé Muussinot (ISlh), clc, eic. — L'édition de M. Moland annule toutes les précédentes, et, depuis douze ans quelle est terminée, aurait besoin d'un supplément considérable pour être mise au courant des découvertes nouvelles.

Dtalrihe à l' auteur des Éphémérides (1775). — Les youvellcs Ép/iénicrides économiques avaient pour rédacteur labbé Daudeau. La Diatribe fut supprimée par arrêt du Conseil comme « scandaleuseet calomnieuse, contraire à la religion et à ses ministres». Le clergé y est en etlet dénoncé comme l'instigateur clandestin des émeutes connues sous le nom de guerre des Farines. C'est un pamphlet en faveur de la liberté du commerce des grains.

Dictionnaire philosophique. — L'écrit le plus liardi de Voltaire sur les sujets de philosophie et de religion. La première édition [Dictionnaire philosophique portaii f] e&l de I76i. Voltaire la désavoua par tous les moyens en son pouvoir, mais sans parvenir à donner le change : un arrêt du Parlement (1765] la condamna au feu. — Les éditions successives données par Voltaire jusqu'en 1770 s'enrichirent de nouveaux fi'agments. Enfin les éditeurs de Keid y introduisirent, à la faveur de l'ordre alphabétique, les Questions philosophiques. l'Opinion par alphabet, les articles donnés par -Voltaire à \ Encyclopédie, et ceux qu'il destinait au Dictionnaire de l'Académie française.

Encyclopédie [De V] (1774). — Ce morceau, à cette date, était sans doute composé depuis plusieurs années. La scène qu'il y raconte est d'ailleurs fictive, car M°"= de Pompadour mourut en 1704, connue nous l'avons dit alors que la partie de l'Encyclopédie dont il y est question n'avait pas encore paru.

Enfant prodigue [Préface de /'). — La comédie avait été représentée en octobre 1756, mais sans que Voltaire s'en fit connaître comme l'auteur. C'est dans cette préface de la première édition (1758) qu'il se déclara pour tel.

Essai sur la poésie épique. — Cet Essai fut d'abord écrit et

CHRONOLOGIE ET BIBLIOGRAPHIE. xlv

imprimé en anglais (1728) pour servir de préface à la Uenviade. Voltaire chargea l'abbé Desfonfaines, avec lequel il était alors en bons termes, d'en faire la traduction française, ([ui parut en 1752. En 1755, il reprit entièrement cette traduction incorrecte, et donna VEssai sous sa forme déiinitive.

Essai sur les Mœurs et l'Esprit des dations (17àG). — Ce grand ouvrage avait été d'abord publié en partie, notamment VHisloire des Croisades (1751). Le libraire Néaulme, de la Haye, en fit paraître sans l'aveu de Voltaire une ébauche dérobée en 1755. — Voltaire intitula son livre Essai sur l'histoire générale et sur..., etc. i c'est ainsi qu'on le désigne constamment au di.\-huitième siècle.

Histoire de Jeiini, ou le Sage et l'Athée (1775). — Ce roman contre l'athéisme était soi-disant de « M. Sherloc ; traduit par M. de La Caille ». — Cf. le titre de Candide.

Jeannol et Colin (1764), publié pour la première fois dans un « Recueil général des romans de M. de Voltaire».

Lettres philosophiques (ou Lettres sur les Anglais). — Ces Lettres, où sont consignées les réflexions de Voltaire sur l'Angleterre,, furent écrites et imprimées (semble-t-il) en 1751; mais il ne subsiste aucun exemplaire de cette première édition. Elle fut traduite (1755) parles soins de Thieriot et publiée en anglais, à Londres, au profit de cet ami de Voltaire. — En 1754 se succèdent cinq éditions françaises qui furent pour l'auteur et pour le libraire l'origine de vexations prolongées. L'ouvrage se composait d'abord de vingt-quatre lettres, toutes relatives aux choses d'Angleterre. Diverses éditions, à partir de la seconde, contiennent de nouveaux morceaux qui .«e rapportent à des sujets d'un tout autre ordre (les l'cnsées de Pascal, l'Incendie d'Altcna, y Ame) et que les éditions générales ont a bon droit mises à part des Lettres philosophiques l^YO])rcmen\ (fîtes.

Mémoires pour servir à la vie de M. de Voltaire (1750). — C'est dans cet écrit que Voltaire a épanché sa bile contre Frédéric II. Réconcilié tant bien que mal avec le roi de Prusse, il avait ensuite brûlé le manuscrit original: mais il en avait gardé deux copies. L'une des deux fut dérobée à Ferney par La Harpe, grâce à la complicité de M'°' Denis, nièce de Voltaire; cette copie fut rapportée;! Ferney par M'"= Denis, mais La Harpe en avait pris copie à son tour; et c'est par suite de ce larcin que les Mémoires \h'eul le jour en 1784. du vivant même de Fré-

M VI INTRODUCTION

déric, contrairement aux dernières volontés do l'auteur. Ce que voyant. Beaumarchais leur donna place dans Tédition de Kelil, ou il reproduisit l'un des deux textes trouvés ciiez Voltaire après sa mort. — C'est un des exemples les plus curieux do la piraterie littéraire du temps.

Méprise d'Arras [La] (1771). — Un des nombreux écrits de Voltaire contre les erreurs judiciairas. Il y rappelle les alfaircs Calas, Sirven, Martin, Lally, et insiste longuement sur le procès criminel de Montbailli, qui datait de l'année précédente.

Micromvgas (1752). — Roman philosophique sur un thème renouvelé des Voyages de GniUivcr.

Œdipe [Préface d') (1750). — La tragédie, représentée en 1718, fut imprimée pour la première fois en 1719, avec des Lettres critiques sur les trois Œdipe (de Sophocle, de Corneille et de Voltaire). — L'édition de 1730 (la cinquième) contient la Préface, dont nous donnons un extrait, en réponse aux idées de La Motte sur la poésie.

Princesse de Babijlonc [La) (17G8). — Roman.

Relation de la mort du Chevalier de la Barre (176G). — L'ouvrage parut sous le pseudonyme de « M. Cassen, avocat au conseil du roi », avec dédicace au marquis de Beccaria, le célèbre criminaliste italien qui avait donné en 1704 son Traité des Délits et des Peines. — La Relation fut écrite au lendemain de l'exécution du malheureux La Barre; elle semble cependant n'avoir été livrée au public qu'en 1768.

Scythes [Épitre dédicatoirc des) (1767).

Siècle de Louis XIV (1751). — La première édition est de Berlin, sous le pseudonyme de « M. de Francheville, conseiller aulique de Sa Majesté et membre de l'Académie royale des sciences et belles-lettres de Prusse ». — Les contrefaçons pullulèrent aussitôt. L'une des plus notables est celle de La Beaumellc (Francfort, 1755), avec des Re?narques très acrimonieuses auxquelles Voltaire riposta la même année dans le Supplément au siècle de Louis XIV.

Siècle de Louis XV (Précis du) (1768). — Parut d'abord à la suite de l'édition du Siècle de Louis XIV donnée à cette date, puis séparément l'année suivante. Un fragment de ce Précis [l'Histoire de la guerre de 1741) avait été imprimé, sans l'aveu de Voltaire et sur un manuscrit dérobé, en 1755 et 1756.

CHROXOLOGIE ET BIBLIOGRAPHIE. xlvii

Traité de la Tolérance (1763). — Le supplice de Jean Calas en fut l'occasion.

Zadifj ou la Destine'e, histoire orientale (1748). — Ce roman avait paru en 1747, sous le titre de Memnon (qu'il ne faut pas confondre avec Memnon ou la Sagesse humaine, de 1750), mais avec trois chapitres de moins.

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