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XLii IXTROOrCTlON.
Voilà ce qu'il convicnl de se représenter pour comprendre le rang élevé, la place unique que la correspondance de Voltaire occupe dans la littérature... faut-il dire de la France ou de tous les pays'?... Il est certain que cette abondance, cette coiilinuité dans l'exquis, ce véritaiile jlunien iii/jenii, un recueil connue le notre ne le laisse qu'entrevoir.
C'est cependant sous cette forme seule que la Correspondance de Voltaire peut avoir droit de cité dans les classes, où elle doit rendre tant de services, apprendre aux jeunes gens, par des modèles d'étendue restreinte, ce qu'est la parfaite liberté d'allures dans la composition, la force d'un style d'où les grands mots sont exclus, où jamais ne se l'encontre ce qu'on appelle une phrase, où tout est juste, simple, sans apprêts, sans dissonances, où cependant tout est vivant et rempli de traits ([ui naissent de la pensée sans rieu devoir à la splendeur propre de l'expression.
CHRONOLOGIE ET BIBLIOGRAPHIE DES OUVRAGES DE VOLTAIRE QUI FIGURENT DANS CE RECUEIL '.
A M'" (1727). — Ce morceau, qui nous fait coniiaîlro les premières impressions de Voltaire en Angleterre, ne parut pas de son vivant, et la date n'en est pas absolument certaine.
Les Anciens et tes Modernes, on la Toilette de madame de Pompadoitr (1705). — Ce morceau parut à la date indiquée, dans une édition des Nouveaux Mclanrjes. 11 ne fut probablement écrit qu'après la mort de madame de Pompadour (avril 1704), mais la scène est censée se passer en 1755, lors de la reprise du Castor et Pollux de Rameau, dont il est question dans les dernières lignes.
Candide, ou l'Optimisme (1759), publié à Genève avec cette indication facétieuse : « Traduit de l'allemand du docteur Ralph, avec les additions qu'on a trouvées dans la poche du docteur, lorsqu'il mourut à Minden, l'an de grâce 1751). » — C'est le plus^ fameux des romans de Voltaire, le plus philosophique mais W plus effronté.
Charles XII [Histoire de). — L'ouvrage, écrit en Angleterre, (1727-1728) parut en 1751. De nombreuses éditions se succédèrent jusqu'en 1752, avec corrections et additions de l'auteur. Les plus remarquables sont : celle de 1 752 (avec des réponses aux Remarques de La Motraye) et celle de 1751, définitive.
Commentaires sur Corneille (17G4). — Ils accompagnaient l'édition de P. Corneille (douze volumes in-S") qui produisit cent mille francs de bénéfice, sur lesquels quarante mille furent prélevés pour la dot de M"* Corneille. — La même année. Voltaire publia son Commentaire séparément, en tiois volumes